l'épaule en dedans

l'épaule en dedans
L'épaule en dedans, c'est l'aspirine de l'équitation: elle guérit tout, elle est non seulement un exercice d'assouplissement mais aussi un moyen de domination. Le coin, la volte et l'épaule en dedans sont un ménage à trois. L'épaule en dedans c'est un passage du coin qui se prolonge jusqu'au bout du grand côté du manège, il ne s'agit pas tant que le cheval marche de côté mais qu'il marche ployé. Contrairement à la règle suivant laquelle il faut engager les postérieurs avant d'entamer un exercice, l'épaule en dedans n'est pas un préalable, elle est une conséquence: c'est l'exercice qui fait engager les postérieurs. le but n'est pas de forcer le cheval à faire l'exercice mais à le faire avec un cheval relaxé. Une épaule en dedans mal faite ne sert strictement à rien: c'est tordre le cheval dans la contradiction. Demander une épaule en dedans, c'est plutôt contrôler le côté extérieur que pousser le côté intérieur. Dans l'épaule en dedans c'est la croupe qui pousse et non pas qui traîne derrière une encolure cassée.Par crainte de manque d'impulsion, ne demandez pas une épaule en dedans dans un pas rapide et saccadé. Elle doit s'exécuter dans un pas lent, cadencé, pour que le cheval puisse s'engager et fléchir ses articulations. Dans l'épaule en dedans, les aides extérieures règlent et soutiennent.

Dans l'épaule en dedans "sentez":

que le cheval se porte de lui même,

que la rêne extérieure reçoit toutes les actions de la rêne intérieure,

que vous aidez le cheval en faisant passer alternativement le poids de la fesse intérieure sur la fesse extérieure,

que le cheval met son poids sur le postérieur interne et non sur l'épaule externe.




Dans l'épaule en dedans, la jambe intérieure agit à la sangle (pour ne pas faire déraper les hanches), non par plaquage mais par pressions molles. La jambe extérieure peut joué momentanément un rôle en arrière de la sangle pour enrouler le cheval. Une fois l'épaule en dedans entamée, ouvrez les doigts de la main intérieure (descente de la main). Si l'épaule en dedans est bien exécutée, le cheval doit arriver au bout du grand côté plus souple, plus relaxé. Si elle est forcée, il y arrivera encore plus rigide.
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# Posté le lundi 03 avril 2006 16:07
Modifié le mardi 18 avril 2006 11:50

TRANSITIONS, ALLONGEMENTS

TRANSITIONS, ALLONGEMENTS
Dans les transitions il faut veillez à la fixité du bout du devant. Si cette fixité fait défaut, c'est qu'il n'y a pas assez d'impulsion. Un cheval qui l'augmente ou diminue sa vitesse en levant la nuque c'est l'anti-thèse de l'équitation. Si votre cheval passe du pas au trot sans modifier la position de la tête et de son encolure, c'est que le pas était bien impulsionné.

Dans les transitions entre les différents trots, veillez;

à la position stable de la nuque

au maintien de la cadence,

à demander les transitions par le buste et non par les mains.


Dans l'allongement il ne faut surtout pas perdre la sensation de la cadence, descendez la ceinture vers l'avant mais sans mettre les épaules trop vers l'arrière.

Voici l'une des manière de demander un allongement du trot :

Commencez par des variations de trot rassemblé et de trot moyen,

demandez une croupe au mur très active avec un contact un peu plus net sur le filet, surtout sur la rêne extérieure,

redressez le cheval après le deuxième coin du petit côté avec une encolure bien droite,

si besoin est, ne poussez que dans les 2 ou 3 premières foulées de l'allongement.
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# Posté le lundi 03 avril 2006 16:07
Modifié le mardi 18 avril 2006 11:52

ALLURES, EXERCICES, RECTITUDE

ALLURES, EXERCICES, RECTITUDE
L'une des bases du dressage est la régularité des allure, ne l'oubliez jamais. C'est de la qualité des allures où l'on est que dépend l'allure qui va suivre. Le pas est une allure qui permet de faire accepter bien des choses mentalement au cheval. C'est dans le calme du pas que cavalier et cheval ont le loisir de méditer et de préparer la qualité du trot et du galop qui suivront. Le pas est bon lorsque vous pouvez compter quatre battues égales et que vous sentez le dos qui marche avec les membres. Au moment du départ au trot, il faut avoir la sensation que ce sont les postérieurs qui poussent le cheval, tâchez d'obtenir un trot détaché du sol et non rasant. Quand on fait un cercle, ce n'est pas pour le plaisir de marcher en rond mais pour améliorer quelque chose. Profitez-en pour augmenter l'équilibre, l'impulsion et la rondeur de votre cheval. sur le cercle utilisez le moins possible de rêne extérieure, veillez à ce que le cheval ne pèse pas sur l'épaule intérieure. Il faut que vos fesses aient le même contact des deux côtés. La passage correct du coin, c'est un tas de chose, l'impulsion sur la ligne droite, le début d'un cercle correct ou d'une épaule en dedans... Sur le cercle la colonne vertébrale du cheval doit s'adapter à la courbure du cercle, dans les voltes et les serpentines, veillez à ce que le cheval garde le même contact sur les deux rênes, c'est la preuve qu'il ne casse pas son encolure. La serpentine est un exercice précieux pour l'attitude des sensations, il faut sentir qu'il n'y pas plus de résistance dans une bouche que dans l'autre. Dans les doublers, ne laissez pas s'altérer la vitesse. Prenez souvent la ligne médiane au trois allures pour vérifier la rectitude de votre cheval. Quand sur une ligne, le cheval n'est pas bien droit, balancez légèrement les mains à droite et à gauche pour opposer les épaules aux hanches et cessez quand vous le sentez droit.

Le cheval est droit quand;

quand il conserve la cadence,

quand il n'est pas plus pesant à la main d'un côté que de l'autre,

quand sur la ligne médiane, il peut sur le champ entamer indifféremment une volte de 6 m, à droite ou à gauche


Avant de demander un arrêt il faut mettre le cheval en boule. Pour arrêter , ne portez pas les mains vers l'arrière mais la ceinture vers les mains.
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# Posté le lundi 03 avril 2006 16:06
Modifié le mardi 18 avril 2006 12:47

IMPULSION, CADENCE, RASSEMBLER, LEGERETE

L'impulsion est une disposition morale et physique du cheval à obéir le plus rapidement possible aux ordres du cavalier, à se porter en avant et à conserver sa force propulsive sans le recours des aides. Le cheval impulsionné est celui qui garde la même attitude, la même cadence, la même dose d'énergie dans une allure donnée, sans être porté par le cavalier. Entre la surexcitation et l'impulsion il y a un monde ! L'impulsion c'est une petite vibration chez le cheval, ce n'est pas courir, c'est le maintien de l'énergie dans la cadence, plus on réduit l'étendue et la vitesse de l'allure, plus on augmente l'impulsion. Même à l'arrêt, sentez votre cheval devant les jambes, toujours prêt à avancer dès que vous poussez l'assiette en avant. Beaucoup de cavalier agissent pendant l'exercice qu'ils ont abordé sans assez d'impulsion, alors qu'il faut faire le contraire, les exercices devant assouplir le cheval, comment peut-on l'assouplir si on agit tout le temps? Un cheval cadencé n'est pas un cheval endormi, c'est un cheval qui est reposant à monter mais qui reste vigoureux, pas d'impulsion sans cadence et pas de cadence sans impulsion. Pour obtenir la cadence, créez une bonne impulsion puis agissez le moins possible, c'est alors que le cheval se cadencera. Il est très important d'obtenir une cadence régulière, sans elle, le cheval ne peut être calme car il y a continuellement rupture du rythme respiratoire. Sans cadence il n'y a pas d'équitation valable, car chaque fois que le cavalier oublie de contrôler la cadence, c'est le cheval qui commande !

Faire remonter la cheval sur la main c'est "sentir" que :

la nuque fléchit,

le dos se soulève,

les postérieurs s'engagent


Pour rassembler, ne "chipotez" pas. Renforcez la position académique, avec des jambes qui renvoient sur une main onctueuse. La sensation du rassembler, c'est lorsque le cavalier sent la queue du cheval passer entre ses jambes et non la tête qui va vers l'arrière. La placer de la tête ne suffit pas. Il convient de sentir le mouvement du dos du cheval comme si on chevauchait un félin. La légèreté est la conséquence de l'impulsion et du rassembler.
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# Posté le lundi 03 avril 2006 16:06

les aides

les aides
Le secret en équitation, c'est d'agir peu et à propos, plus on fait, moins ça va, moins on fait, mieux ca va. Sentez votre cheval, ne le montez pas comme une bicyclette, avec des fesses insensibles. Il est bon parfois de monter les yeux fermés, cela vous apprendra à monter par la pensée. Ajuster les rênes, c'est établir un contact moelleux. Il faut avoir une main immobile avec des doigts mobiles. Vos mains doivent être du ciment si le cheval résiste et du beurre dès qu'il cède. Le petit doigt et l'annulaire peuvent céder, jamais le pouce. La descente de la main, ce n'est pas faire un geste, mais simplement cesser d'agir avec la main. En art équestre tout les prétextes sont bons pour rendre. Toute action de main doit être précédée d'une action du buste, sinon vous n'agissez que sur la tête du cheval. Action de jambe ne veut pas dire nécessairement action de mollets car la jambe du cavalier commence à la hanche. Il suffit souvent que la hanche agisse, c'est à dire que le cavalier s'assoie davantage. Le battement des chevilles au trot assis par exemple est le plus sur moyen de détraquer l'allure. Si vos jambes sont dures, vous courez le risque de recevoir un animal dur dans la main. Les éperons ont beaucoup moins de vertus qu'on ne le pense. Retenez bien que les erreurs de jambes se paient dans la bouche. Ne perdez pas de vue également que ce sont le rein et les jambes qui poussent le cheval en avant et que les mains ne font que canaliser cette force cette force par des aides de rênes discrètes. Apprenez à suivre le dos du cheval par l'intermédiaire de votre dos. C'est avec le rein que le cavalier domine le cheval, le buste est la pièce maîtresse du cavalier, les bras et les jambes sont les accessoires.
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# Posté le lundi 03 avril 2006 16:05
Modifié le mardi 02 mai 2006 13:49