position académique

position académique
La position académique est la seule qui permette l'indépendance et la finesse des aides :

épaules descendues

nombril vers les oreilles du cheval

pointe des fesses ne dépassant pas vers l'arrière la verticale des épaules

coccyx vers le pommeau

cuisses descendues, muscles relaxés

articulations souples

gras du mollet au contact

talons dans la ligne de la nuque et des épaules.


Il ne suffit pas que la position à cheval soit élégante, il faut qu'elle soit utile. Pour cela elle doit accompagner le cheval souplement. La position académique doit être exempte de raideur; il faut mettre son corps d'accord avec les mouvements du cheval. L'avant-main et l'arrière-main du cheval sont les deux plateaux d'une balance et le buste du cavalier en est le fléau. Des jambes plaquées, même légèrement, contractent à la fois le corps du cavalier et celui du cheval. La position la plus importante n'est pas celle du haut du dos, mais la partie qui va du milieu du dos au creux du genou.
# Posté le lundi 03 avril 2006 16:05
Modifié le mardi 18 avril 2006 11:37

ÉQUITATION, DRESSAGE, TACT par oliveira

Le drame de l'équitation, c'est que, malgré tout le savoir des cavaliers, le cheval a des réflexes plus rapide que l'homme. Dites vous que à cheval, il ne faut jamais cesser d'observer. L'équitation n'est pas une science précise, il faut "sentir" et non avoir un "système" dans la tête. Dans l'équitation, il y a deux choses; la technique et l'âme, elle est faite d'une quantité de petits détails qui doivent tous être respectés. Lorsque vous vous dites que l'équitation, ce n'est pas la recherche du succès en public et l'autosatisfaction après les applaudissements, mais c'est le dialogue en tête à tête avec le cheval, la recherche de l'entente et de la perfection, qui sont les bases du dressage. En équitation, il ne peut y avoir de véritable méthode, car chaque cheval est un cas, suivant sa personnalité.

Le dressage, ce n'est pas exécuter des airs difficiles, mais rendre le cheval plus docile, plus flexible et lui donner un meilleur équilibre. Le dressage, c'est la recherche de la rondeur, mais également le perfectionnement des trois allures naturelles du cheval. L'art équestre c'est la poésie de tout cela. Un cheval dressé est un cheval souple, agréable à monter, heureux et non un cheval qui fait des gesticulations. Bien entendu la technique peut vous mener à un certain niveau. Mais au delà, il vous faut l'adhésion psychologique du cheval.

L'art équestre commence par la perfection des choses simples. Délaissez un peu la technique et montez avec votre c½ur. Il faut sentir et aller jusqu'à l'émotion. Le tact équestre, c'est non seulement la délicatesse des aides, mais aussi le sens du choix des aides à employer, et c'est le velouté dans l'action d'ensemble. Faites en sorte que le cheval se livre volontiers à l'exercice et non sous la contrainte. N'employez jamais la force, sauf si il y a refus de se porter en avant. Cherchez la pureté des trois allures, le reste viendra avec facilité. Prenez l'habitude de caresser quand le cheval s'est donné. Quand le cheval s'énerve lorsqu'on lui demande un nouvel exercice, il faut le calmer dans l'exercice, sinon il s'énervera à chaque fois qu'on lui demandera quelque chose de plus ou de nouveau.
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# Posté le lundi 03 avril 2006 16:04

appuyer

appuyer
Présentation
L'appuyer est un exercice de deux pistes dans lequel le cheval se déplace latéralement et croise ses membres. L'avant-main précède légèrement l'arrière-main, l'encolure et la tête sont infléchies dans la direction du mouvement.

Buts de l'appuyer

Augmenter la mobilité et la disponibilité du cheval.
Assouplir latéralement le cheval.
Mobiliser les postérieurs.
Renforcer la musculature.

Attitude du cheval

Le cheval se déplace latéralement, fléchi du côté où il va, en croisant ses membres.
Il y a trois critères à respecter :
· Le cheval progresse vers l'avant.
· Le cheval se déplace latéralement.
· Le cheval reste parallèle à la paroi.
Chaque cheval a un pli qui lui convient.

Les Aides

Augmenter avant un appuyer l'impulsion et ne pas perdre la cadence : ne pas l'altérer, la précipiter ou l'atténuer.
Bien placer les épaules du cheval avant de commencer : en doublant conserver les aides d'incurvation (pli à l'intérieur).

La jambe intérieure reste à la sangle et maintient l'impulsion : elle commande l'incurvation.
La jambe intérieure donne d'abord le pli puis la jambe extérieure plus ou moins en arrière de la sangle pousse les hanches vers l'appuyer de façon discontinue.

La rêne intérieure donne l'incurvation et ne bouge plus (elle peut céder) ;
La rêne extérieure place et contrôle l'épaule extérieure du cheval : gardez un bon contact, c'est essentiel. Les deux rênes agissent en parallèle.

Le buste du cavalier reste toujours parallèle aux épaules du cheval, regardant légèrement dans la direction de l'appuyer : tournez vos épaules en direction de l'appuyer.
Le corps du cavalier va vers la main intérieure.
En portant légèrement le poids dans la direction de l'appuyer, on renforce l'action de la main intérieure.

L'appuyer peut se faire au pas, au trot, au galop et même au passage.





Mes Conseils

Toujours doublez, avancez, et appuyez : placez la jambe intérieure à la sangle avant de doubler.

Ne laissez jamais un cheval peser plus sur une épaule que sur l'autre.
Agissez de façon discontinue avec la jambe intérieure : l'éperon, en touchant, a un effet spasmodique et fléchit le cheval (si un taon pique le cheval à la sangle, le cheval réagit et se fléchit du côté du taon).
Les aides extérieures doivent primer (surtout sur la fin de l'appuyer) comme dans l'épaule en dedans.

Ne créez pas un effet de poulie avec la main intérieure vers le garrot ou de l'autre côté de l'encolure ; placez plutôt un instant les deux mains du côté de l'appuyer puis relâchez, vous obtiendrez une augmentation de l'amplitude.

Ayez les deux rênes tendues, n'abandonnez jamais la rêne extérieure. N'ayez jamais la rêne intérieure plus tendue que la rêne extérieure, car cela bloque le mouvement : conservez une force égale entre les deux rênes.

Ne donnez pas trop de pli.
Veillez à ce que le cheval soit ployé de la nuque à la queue.
Restez bien assis dans l'axe du cheval sans surcharger un côté.

Toute correction à la marche de l'appuyer s'effectue par la jambe intérieure et la rêne extérieure.

Tournez vos épaules en direction de l'appuyer (reculez l'épaule du côté de l'appuyer) sauf si vous voulez contrecarrer le mouvement.

Recommencez inlassablement les appuyers tant que vous avez une résistance.

L'appuyer est bon, quand à la fin, vous êtes légèrement sur la rêne extérieure et sur la jambe intérieure, le cheval acceptant librement le pli.
Dans l'appuyer à gauche, arrivez au mur avec plus de jambe gauche, la rêne gauche dans la descente de main.
Pour avoir la rêne intérieure légère, utilisez la jambe intérieure.
Tachez de remplacer la rêne intérieure par la jambe intérieure (rêne très légère, juste le pli).





Apprentissage avec un Jeune Cheval

Ne demandez pas d'appuyer avant l'apprentissage de l'épaule en dedans.

Commencez au pas, calmement, lentement.
Arrondissez le cheval, obtenez une cadence, jouez sur la relaxation (faîtes quelques épaules en dedans juste avant).

Prenez le grand côté, puis sur le petit côté doublez sur la ligne du quart.
Avancez de deux ou trois foulées en conservant le pli (main intérieure, jambe intérieure) pour placer les épaules du cheval.
Reculez la jambe extérieure, touchez de façon discontinue, et continuez à agir avec la jambe intérieure bien à la sangle pour conserver le pli.
Aidez-vous de la baguette par petites touches sur la hanche extérieure du cheval.
Ne demandez pas trop de pli.
Récompensez après deux ou trois foulées latérales.
Demandez deux ou trois fois à chaque main puis recommencez les jours suivants en augmentant peu à peu vos exigences.

Demandez en doublant à partir de la ligne du milieu, puis des trois-quart, puis sur la diagonale jusqu'à la ligne du un-quart, du milieu etc...

Mes conseils :

Prenez une cadence au pas très lente au début, décomposez le mouvement, donnez le temps au cheval de réagir.

N'hésitez pas à revenir à l'épaule en dedans si des difficultés se présentent. Entrecoupez le travail de l'appuyer par de l'épaule en dedans.
Faîtes des déplacements sur la diagonale en épaule en dedans pour familiariser le cheval au pas de côté.

Donnez moins de pli et plus de hanches avec un cheval qui apprend : mobilisation de la croupe, engagement des postérieurs.
Lorsque le cheval a compris, sollicitez son attention et sa réactivité en appuyant trois ou quatre foulées puis en marchant droit, en appuyant de nouveau etc...

Pour appuyer du coin vers le X, ou sur toute la diagonale, commencez par longer le mur deux ou trois pas, infléchissez le cheval, placez les épaules et demandez l'appuyer. Vous agissez donc tardivement avec la jambe extérieure.
Dans les doublers, placez votre jambe intérieure à la sangle avant de doubler.

Variations sur l'appuyer...



L'appuyer tête au mur , encore appelé Tête au mur ou Travers est un exercice d'assouplissement dans lequel le cheval se déplace dans l'attitude de l'appuyer, incurvé du coté ou il va, tête vers le mur, hanches en dedans, avec un degré d'obliquité de 30 à 45 degrés.

Il se pratique au pas, au trot ou au galop.
A main droite par exemple, le cheval est incurvé dans le pli de l'appuyer à droite, tête vers l'extérieur, hanches en dedans.

A ne pas confondre avec la contre épaule en dedans où le degré d'obliquité est le même, la tête également vers le mur extérieur, les hanches en dedans.

La différence fondamentale est le pli.

En contre épaule en dedans le pli est inverse. Le cheval est fléchi à gauche bien qu'il soit à main droite. On parle alors de contre épaule gauche en dedans.

L'appuyer tête au mur assouplit le cheval, favorise l'abaissement des hanches et l'engagement des postérieurs, redresse l'avant-main et soumet le cheval.
Il peut s'enchaîner avec d'autres exercices ou préparer une pirouette...

C'est un exercice délicat qui demande du tact, des aides légères et précises, de fréquentes descentes de main...

Comment demander un appuyer tête au mur ?

Le cheval doit connaître l'appuyer et le cavalier bien maîtriser cet exercice.

Exemple : appuyer à droite tête au mur.

Préparez par un cercle à main droite, un cercle bien dessiné.
Ayez un cheval équilibré, relaxé, placé et réactif.
Choisissez le diamètre du cercle, ou de la volte, en fonction du degré d'incurvation désiré pour la tête au mur et veillez à ce que la colonne vertébrale de votre cheval épouse parfaitement la courbe suivie. Votre cheval abordera ainsi la tête au mur déjà incurvé dans l'attitude de l'exercice.

L'appuyer tête au mur n'est qu'une première partie de passage de coin qui se prolonge le long du grand coté.
Vous demandez alors au cheval de conserver cette attitude, cette incurvation et ce degré d'obliquité par rapport à la paroi.

A l'instant où le nez de votre cheval va arriver à la paroi, reculez un peu plus votre jambe extérieure pour inciter le cheval à conserver ses hanches en dedans le long de la paroi tandis que la jambe intérieure reste à la sangle pour maintenir l'incurvation.

Maintenez le pli à droite avec la rêne intérieure droite et écartez légèrement votre rêne extérieure gauche en agissant parallèlement au corps du cheval.

Grandissez votre buste, sortez davantage votre estomac et tournez délicatement votre buste vers l'extérieur en reculant insensiblement votre épaule gauche. En fait, c'est tout votre coté gauche qui s'étire et recule très légèrement. Vos épaules restent donc parallèles à celles de votre cheval.

Dés que le cheval glisse en oblique le long de la paroi soyez encore plus léger dans vos aides, pratiquez éventuellement une descente de main.
Le cheval est « tenu » psychologiquement par la paroi. Seules des actions délicates, de buste notamment, permettront d'effectuer les petits réglages pour conserver l'attitude du cheval.

Veillez à toujours conserver le même degré d'obliquité, la même cadence et le même placer du début à la fin de l'exercice.

Comment sortir d'un appuyer tête au mur ?

Vous sortez de l'exercice en redressant calmement le cheval avant le coin

Vous pouvez aussi continuer et passer le coin dans cette attitude en ralentissant les hanches et en permettant aux épaules de faire plus de chemin...

...Ou faire une demie volte autour des hanches pour finir en appuyant parallèlement à la paroi tout en changeant de main...

...Ou enchaîner sur un cercle de deux pistes en appuyer autour des hanches en vous écartant de la paroi pour suivre une courbe sans altérer l'attitude du cheval...

...Ou encore redresser le cheval parallèlement au mur en conservant l'incurvation de l'appuyer sur une diagonale...
Changement des deux mains de deux pistes (appuyer/contre appuyer).
Croupe au mur.
Volte de deux pistes autour des hanches.
Volte des deux pistes autour des épaules.
Demi volte en appuyer.
Ces exercices sont traités en détail dans le livre L'art de monter à cheval édité par Belin 2003


...Enchaîner les figures en appuyer

Ces variations sur l'appuyer étant acquises, l'enchaînement logique des différentes formes d'appuyers vient tout naturellement.

Voici quelques propositions classiques d'enchaînements :

Sans changer de pli

Appuyer tête au mur le long du grand côté, passer le coin en appuyer, doubler sur la ligne du milieu en conservant l'attitude de l'appuyer tête au mur, commencer en X une volte de deux pistes autour des hanches, hanches en dedans, poursuivre l'appuyer à partir du X sur la diagonale, envoyer les hanches vers le mur en fin de diagonale pour passer en croupe au mur, rester en croupe au mur sur le petit côté, passer le deuxième coin et continuer la croupe au mur le long du grand côté...

Doubler à main droite sur la ligne du milieu, demander en X une volte complète à droite hanches en dedans immédiatement suivie par une deuxième volte à gauche toujours hanches en dedans (ce qui revient à effectuer un " huit de chiffre " hanches en dedans), ...redresser le cheval et reprendre la ligne du milieu pour la terminer...

Reprendre l'exercice précédent non plus hanches en dedans mais cette fois-ci hanches en dehors en commençant par la volte à gauche...

Appuyer tête au mur, sortir en demi-volte serrée autour des hanches, ou demi-pirouette, faire prendre de l'avance aux hanches et poursuivre le long du mur en croupe au mur...

Appuyer tête au mur, sortir du mur pour appuyer sur une diagonale en remettant les épaules devant les hanches, remettre les hanches devant les épaules et continuer en " tête au mur " le long de la ligne du milieu...

En inversant le pli

Prendre la ligne du milieu en appuyer " tête au mur " dans le pli à droite, puis dans le pli à gauche...en inversant plusieurs fois...
Enchaîner une série d'appuyers/contre-appuyers.
Rester sur un grand cercle en passant alternativement des hanches en dedans aux hanches en dehors...Réduire progressivement le diamètre du cercle.
Enchaîner sur un huit de chiffre une volte à droite hanches en dedans et une volte à gauche hanches en dehors...

En passant de l'appuyer à l'épaule en dedans

Piste à main droite, doubler, sur la ligne du milieu, suivre cette ligne en appuyer " tête au mur " à droite, inverser le pli pour se retrouver en épaule gauche en dedans sur la ligne du milieu, inverser de nouveau...L'obliquité du cheval par rapport à la ligne du milieu reste la même, mais l'incurvation s'inverse !
Faire un grand cercle hanches en dehors et sans changer de ligne, en restant bien sur la courbe suivie, passer en épaule en dedans...inverser plusieurs fois...

Les conditions d'exécution

Les combinaisons sont nombreuses. Toutes sont délicates à exécuter et demandent une préparation soignée.
Elles doivent impérativement respecter une logique d'équilibre afin de rester naturelles, coulantes, particulièrement au trot où le rythme doit être rigoureusement conservé, et au galop.







Problèmes Fréquemment Rencontrés



Dans l'appuyer, quel pli donner à chaque cheval ?

Chaque cheval a un pli qui lui convient. Plus l'encolure d'un cheval est forte, plus grande doit être l'incurvation. Pour une encolure mince et longue donnez moins de pli.
Le pli de mon cheval n'est pas le même de chaque côté.
Le pli de l'appuyer n'est pas le même quand un cheval a un côté fortement concave et un côté fortement convexe. Lorsque les contractions arrivent, en général, on a dépassé la limite du pli possible. Lorsque le dressage avance (souplesse, musculature, rassembler, soumission...) l'appuyer devient plus facile.
Mon cheval tord la tête du côté de l'appuyer.
Le plus souvent la tension des deux rênes n'est pas égale : rêne extérieure abandonnée ou rêne intérieure trop tendue. Soutenez la rêne extérieure et activez la jambe intérieure tout en relâchant la rêne intérieure.
Mon cheval précipite.
Vos épaules peuvent ralentir le mouvement en se tournant légèrement vers l'extérieur ; puis elles reviennent parallèles à celle du cheval. Poussez moins avec vos jambes.
Mon cheval accélère et se colle au mur en fin d'appuyer.
Cessez l'appuyer avant le mur : cessez le mouvement latéral et renvoyez en avant 3 ou 4 mètres avant le mur, recommencez.
Progressivement, allez jusqu'au mur en rassurant le cheval.
Mon cheval bloque ses épaules.
La rêne intérieure peut à certains moments (avec certains chevaux ou sur un côté) être placée différemment : placée un peu à l'écart de l'encolure, elle s'écarte de l'épaule du cheval et aide parfois le cheval à appuyer sans lui bloquer les épaules.

Les hanches précédent les épaules

Lorsque je demande un appuyer à mon cheval les épaules passent devant les hanches au bout de troisfoulées.
D'où peut venir ce problème?

Les hanches peuvent passer devant les épaules lorsque l'action de la main freine trop le déplacement des épaules vers l'avant.
Veillez alors à ce que vos mains laissent passer le mouvement.
La rêne extérieure doit agir dans le sens de la marche (ainsi que la rêne intérieure) pour remettre les épaules à leur place.


En fait si l'on schématise, les actions de main sont les suivantes :

les mains retiennent les épaules et permettent aux hanches de se déplacer latéralement mais à l'instant ou les hanches glissent latéralement la main cède et remet les épaules devant les hanches...et ainsi de suite...en un mot les mains contrôlent...

Si la main continue de retenir les épaules, les hanches passent devant.
Mais les hanches peuvent aussi précéder les épaules lorsque l'action de la jambe extérieure est trop forte, trop exigeante, ou que la jambe extérieure est trop reculée.
Cherchez alors à sentir quelle dose d'énergie donner à votre action et déterminez avec plus de précision l'endroit ou vous devez toucher.


Pour corriger, appuyez 4 ou 5 pas, remettez droit en avant, appuyez de nouveau, remettez droit...
En un mot essayez d'agir moins fort et de moins reculer votre jambe extérieure.

Les hanches du cheval sont en retard sur les épaules.

Activez le cheval pour pousser les hanches, ralentissez les épaules du cheval en reculant votre épaule extérieure et en portant légèrement la rêne extérieure vers l'extérieur.
Mon cheval confond l'aide de la jambe extérieure de l'appuyer avec celle du départ au galop.
L'aide de la jambe extérieure pour demander un appuyer est effectivement très proche de l'aide pour le départ au galop. Si la jambe agit seule, le cheval peut confondre.
Vous devez donc préparer soigneusement votre demande et mettre votre cheval dans l'équilibre approprié.
Partir au galop, ce n'est pas seulement reculer la jambe extérieure. Vous devez également reculer votre épaule extérieure, peser un peu plus sur votre fesse extérieure, alléger l'épaule intérieure du cheval, reculer peu ou très peu votre jambe extérieure.
Si le cheval pousse ses hanches à l'intérieur, partez plutôt au galop par une action de jambe intérieure.
Les épaules et le regard sont dirigés vers l'avant, dans l'axe du cheval.

Au contraire dans l'appuyer, regardez l'endroit ou vous allez, mettant vos épaules parallèles à celles de votre cheval. Envoyez délicatement votre hanche et votre corps vers votre coude intérieur. Pour demander l'appuyer reculez davantage votre jambe extérieure que pour le départ au galop.

Vous pouvez également dans un premier temps associer la voix. Dites "galop", comme à la longe, pour partir au galop. Utilisez éventuellement très délicatement une badine à l'épaule intérieure du cheval pour le départ au galop (le simple poids de la badine) ou sur la hanche extérieure pour demander l'appuyer.
Toujours dans un premier temps, pour aider votre cheval, ne demandez pas le départ au galop et l'appuyer au même endroit de la carrière. Appuyez plutôt après un doubler au milieu du petit côté ou sur la diagonale. Partez au galop sur le cercle ou sur la ligne droite au milieu du grand côté.

Tout est affaire de tact, surtout si votre cheval est fin.
Si vous soignez la préparation, vos actions et votre équilibre, votre cheval va très rapidement faire la différence.
Les progrès devraient être rapides.

Mon cheval, lors de l'appuyer tête au mur, s'écarte du mur et vient à l'intérieur. Que faire ?

Une fois la tête au mur obtenue vos actions de main sont trop fortes, trop dures ou tout simplement pas assez légères.
Votre cheval « recule » alors vers l'intérieur.
Tenu devant physiquement et psychologiquement par la paroi votre cheval interprète vos actions de mains comme un ordre pour venir à l'intérieur, ou bien se défend contre votre main !

...Ouvrez instantanément vos doigts !...

Ramenez-le à la paroi par l'action des jambes sans changer son attitude et ayez par la suite des aides beaucoup plus légères.
L'action du buste suffit le plus souvent...

Apprentissage des appuyers


J'apprends toute seule les appuyers en même temps que mon cheval.
Nous arrivons à les exécuter au pas. Le problème c'est que je n'arrive pas à les lui faire exécuter au trot (pour le galop, nous verrons plus tard...).
Avez-vous une solution ?


L'appuyer peut se faire au pas, au trot, au galop et même au passage.
Quelle que soit l'allure, votre cheval doit être en équilibre, dans l'impulsion et dans le pli de l'appuyer.

L'appuyer est plus facile à obtenir au pas.
L'allure est plus lente. Cavalier et cheval disposent de plus de temps. Le pas est l'allure de l'apprentissage.
Une demande imprécise peut être rectifiée, le cavalier bouge moins et ses aides sont souvent moins dures.
Les contractions du cheval sont en général moins fortes et l'exercice ne demande pas un effort important.

Il n'en est pas de même au trot ! Tout va beaucoup plus vite !

Confirmez bien votre technique au pas et n'abordez les appuyers au trot qu'avec un cheval suffisamment préparé.
L'appuyer exige de votre cheval effort musculaire, attention, impulsion et rassembler.


Sans rassembler pas d'appuyers !

Votre cheval est-il suffisamment préparé ?

Veillez tout d'abord à aborder l'exercice dans la bonne cadence avec un cheval relaxé et qui se soutient.
Vous devez anticiper votre demande et avoir des aides plus rapides et plus précises.
Vos aides doivent être opportunes et bien dosées, c'est à dire être appliquées à l'instant précis ou le cheval est en parfait équilibre, disponible, relâché, prêt à modifier son équilibre et sa façon de se mouvoir...

Et c'est à vous de préparer cet équilibre et de saisir cet instant fugitif ou le cheval après avoir passé le coin ou avoir doublé sur la ligne du milieu est disponible...

Veillez à modifier avec justesse, rapidité et délicatesse votre équilibre : tournez légèrement vos épaules en direction de l'appuyer. Votre corps doit aller vers votre main intérieure.
L'action est très subtile.

Voyez dans Thématique>Les Appuyers ...Apprentissage de l'appuyer...et « Mes Conseils ».

L'appuyer au trot est un exercice plus délicat qu'il n'y paraît.

l'incurvation s'inverse

Dans les appuyers mon cheval perd rapidement le pli et l'incurvation s'inverse.
Que puis-je faire?

Le problème ne vient pas du cheval mais de l'imprécision de vos aides !

N'oubliez pas que le pli est donné par la jambe intérieure à la sangle, et les hanches incitées à se déplacer vers l'intérieur par l'action de la jambe extérieure en arrière de la sangle.
Votre rêne intérieure donne le pli, l'incurvation, et votre rêne extérieure contrôle les épaules.

Tout est affaire de dosage et d'accord des aides...votre rêne extérieure est probablement trop directive et inverse le pli.

Que votre rêne extérieure soit trop impérieuse, votre rêne intérieure peu précise, et vous perdez le pli !
Ajoutez à cela une action de jambe peu opportune et vous perdez le contrôle de l'incurvation !

Le mieux est de reprendre l'appuyer calmement, lentement au pas, en décomposant le mouvement.
Vous aurez alors tout le temps de placer vos aides, de les coordonner et de les doser.
Votre cheval aura lui aussi le temps de réagir et de rectifier...

Faites une des actions préconisées...ressentez et constatez le résultat...voyez ce qu'il convient de modifier (intensité, opportunité, justesse...), rectifiez ...recommencez...

Ou mettre le poids du corps en travail de deux pistes ?

Certains enseignent que le poids du cavalier doit toujours être dans le sens du déplacement du cheval et d'autres disent que le poids doit être à l'intérieur de l'incurvation, ce qui est contredit dans l'épaule en dedans.
Pouvez-vous m'éclairer ?

La règle générale est de porter le poids du corps dans le sens du déplacement.

C'est le cas dans l'appuyer où vous devez envoyer vos hanches et votre corps subtilement vers votre coude intérieur, du côté du pli du cheval, c'est à dire dans le sens du mouvement.

En revanche dans l'épaule en dedans vous exercerez une légère pesée sur votre étrier interne, du côté du pli car le cheval doit mettre son poids sur le postérieur interne et non sur l'épaule extérieure.

En fait il ne faut pas raisonner sur une attitude statique mais en terme de dynamisme !

En épaule en dedans faîtes passer alternativement votre poids de la fesse intérieure sur la fesse extérieure à chaque pas.
Sans vous agitez ne restez pas statique !
C'est un jeu très subtil, invisible à l'observateur mais clairement ressenti par le cheval.

Demi-tour autour des hanches

Pourriez-vous m'expliquer le demi-tour autour des hanches et les aides pour y parvenir ?


Le demi-tour sur les hanches est une demi-pirouette. L'avant-main du cheval décrit un demi-cercle autour de l'arrière-main, les hanches en dedans. Le cheval est infléchi du côté où il tourne, la cadence est maintenue, les battues restent égales.
Il peut s'exécuter au pas et au galop.

Il se prépare comme une pirouette, en rassemblant le cheval.
Au pas, mettez votre cheval en place, et commencez par travailler sur des appuyers.
Demandez ensuite des appuyers tête au mur. Lorsque le cheval est dans une attitude stable et décontractée, quittez la paroi, toujours dans l'attitude de l'appuyer tête au mur, et demandez une demi-volte. Les hanches restent en dedans et précédent légèrement les épaules de façon à rejoindre la paroi en croupe au mur.

La jambe intérieure est à la sangle, elle donne le pli et maintient l'impulsion par des actions discontinues. La jambe extérieure, placée plus ou moins en arrièrre de la sangle, incite les hanches à venir et à se maintenir en dedans. La main intérieure donne le pli. La main extérieure, agissant de concert avec la main intérieure, contrôle le déplacement des épaules: elle s'écarte un peu du cheval pour ralentir le déplacement des épaules ou se porte imperceptiblement en direction du mouvement pour amener les épaules à tourner autour des hanches.
L'épaule extérieure agit de même en se reculant plus ou moins: elle freine le mouvement en se reculant et le favorise en se remettant parallèle aux épaules du cheval, tout comme le buste. Le regard, en direction des oreilles du cheval au début de l'exercice, se porte vers la hanche interne du cheval lorsque la demi-volte se ressere. Le poids du cavalier passe isensiblement de la fesse extérieure sur la fesse intérieure à chaque pas, sans que ce transfert de poids soit perceptible pour un observateur...

En demandant un pas lent et actif, raccourcissez progressivement la demi-volte jusqu'à un mètre de diamètre. Raccourcissez encore jusqu'à pivoter autour du postérieur interne, tout en conservant le mécanisme du pas, ce qui constitue un demi-tour autour des hanches.

Si le cheval est capable de galoper très assis, dans un galop à quatre temps sur les hanches relaxé, demandez aussi l'exercice au galop, avec progressivité, tact et légèreté
# Posté le lundi 03 avril 2006 16:01

l'épaule en dedans

l'épaule en dedans
Buts de l'épaule en dedans

Assouplir le cheval.
Faire baisser les hanches et engager les postérieurs.
Placer le cheval, relever l'avant main.
Soumettre le cheval.
Décontracter le cheval.
Un exercice clé :
"c'est l'aspirine de l'équitation, elle guérit tout" Nuno Oliveira
"l'épaule en dedans est la première et la dernière leçon que l'on doit donner au cheval" La Guérinière

Attitude du cheval

Le cheval doit marcher ployé de la nuque à la queue : le degré d'obliquité doit être de 30 à 45 degrés selon le cheval.

En épaule en dedans, pas trop de pli à l'intérieur, la tête restant placée haute et fixe.
L'encolure est presque droite, perpendiculaire à l'axe des épaules du cheval.
Si le cheval se contracte, accepter une tête plus basse, relaxer et reprendre l'attitude peu à peu.

Les deux épaules sont en dedans et le poids se répartit également.
Le cheval doit rester harmonieux, décontracté et actif tout au long de l'exercice.




Les Aides

La main intérieure donne le pli en direction de l'épaule extérieure du cavalier : la rêne extérieure reçoit toutes les actions de la rêne intérieure.
La jambe intérieure agit à la sangle, la jambe extérieure un soupçon plus en arrière.

Le cavalier garde les épaules parallèles à celles du cheval.
Le corps du cavalier va délicatement à la rencontre du coude extérieur.

Commencer l'épaule en dedans avec les aides intérieures puis, peu à peu passer aux aux aides extérieures. Dés la deuxième ou troisième foulée, il faut être sur les aides extérieures, surtout la rêne extérieure. Celles-ci doivent primer comme pour les appuyers, surtout sur la fin de l'appuyer ou de l'épaule en dedans.




Mes Conseils

Ne cassez pas l'encolure, contrôlez par la rêne extérieure, la jambe intérieure restant à la sangle, maintenez l'impulsion et cessez l'action de la jambe dès que le cheval cède.
Elle peut éventuellement lors de l'apprentissage reculer de façon intermittente pour faire comprendre au cheval l'attitude juste.

Ne laissez jamais le cheval peser sur l'épaule extérieure.

Commencez le pli intérieur plus par la jambe intérieure et moins par la rêne intérieure puis prenez plus de contact à l'extérieur.

Plus de contact de la rêne extérieure entraîne plus d'activité du postérieur externe.
Vous pouvez aider le cheval en faisant passer délicatement le poids de la fesse intérieure sur la fesse extérieure à chaque foulée.

Si le cheval se contracte, acceptez une tête plus basse, relaxez et reprenez l'attitude peu à peu.

En perfectionnement :
Augmentez la flexion du cheval lors de la transition épaule en dedans/appuyer/épaule en dedans.
Sentez le poids du cheval sur le postérieur interne et non sur l'épaule extérieure.




Apprentissage avec un Jeune Cheval

L'épaule en dedans est le premier exercice à enseigner à un jeune cheval dès lors qu'il se porte en avant calmement et franchement avec un début de cadence.

Etablissez un pas souple, lent, très relaxé, le cheval étant bien incurvé sur le cercle.
Soignez particulièrement le passage du coin.
Entamez le début du grand côté comme si l'on allait demander une volte : légère ouverture de la rêne intérieure, encadrement par la rêne extérieure, jambe intérieure à la sangle, jambe extérieure un soupçon plus en arrière.

Au moment où le nez, la nuque, l'encolure puis les épaules commencent à venir à l'intérieur sur la volte, incitez délicatement le cheval à "glisser" sur le grand côté en amenant la main extérieure, et presque en même temps la main intérieure, vers l'extérieur (main intérieure vers l'épaule extérieure du cavalier).

La baguette peut tapoter doucement sur l'épaule intérieure du cheval.
La jambe intérieure à la sangle maintient l'impulsion, la jambe extérieure, légèrement plus en arrière, contrôle les hanches.

Obtenez quelques pas en épaule en dedans, sortir sur le cercle et récompensez. Recommencez en augmentant progressivement le nombre de pas.
Agissez de même avec tact tout le long du grand côté.

Mes conseils :

N'oubliez jamais lors de cet apprentissage le grand principe de Beudant "demander peu, demander souvent, récompenser beaucoup."

Au début, ayez la main intérieure écartée et haute, des mouvements de mains amples, un pli accentué, une main extérieure également haute.
Agissez avec beaucoup de douceur.
Ne cherchez pas à trop placer.

En abordant les coins, avant l'épaule en dedans, servez-vous de la baguette à l'épaule intérieure.
En épaule en dedans portez votre attention sur l'épaule extérieure du cheval : le poids du cheval est sur le postérieur interne.

Au début contentez-vous d'un début de réponse puis peu à peu augmentez le nombre de foulées puis le degré d'obliquité.
Si des contractions arrivent, sortez sur le cercle, décontractez, travaillez vos passages de coin et recommencez.

Lorsque que le cheval exécute sans difficulté l'épaule en dedans au pas demandez la au trot en veillant à la cadence.
Demandez ensuite le long du mur, sur la volte et de la ligne médiane au grand côté (attention au pli).
Ne demandez pas d'appuyer avant l'apprentissage de l'épaule en dedans.





Variations sur l'Epaule en Dedans

Ces exercices sont traités en détail dans le livre de Bernard Chiris L'art de monter à cheval édité par Belin 2003



Problèmes Fréquemment Rencontrés



Mon cheval perd l'impulsion dans l'épaule en dedans

Le plus souvent le cheval entame l'exercice sans avoir une impulsion et une relaxation suffisante. Faîtes 2 ou 3 cercles, cheval bien incurvé, très relaxé, en équilibre, dans la bonne cadence avec une réelle impulsion (un cercle parfait en somme !). Soyez très délicat et très fluide dans vos actions au moment où vous mettez le cheval en épaule en dedans. Gardez l'incurvation du coin et prolongez-la le long du grand coté.
Si le degré d'obliquité est trop important pour la souplesse et le niveau du cheval, il va devoir faire trop d'efforts et parfois se cognera les genoux : il perd l'impulsion et s'éteint. Soyez moins exigeant.

Si vous changez plusieurs fois l'obliquité et l'attitude de votre cheval, vous altérez son équilibre : il perd l'impulsion. Soyez plus vigilant.

Une nuque trop haute ou trop basse peut également freiner le cheval et lui faire perdre son impulsion.

Ou alors votre cheval n'est pas réellement en équilibre, vous agissez trop avec les mains, vous freinez votre cheval. Essayez, en épaule en dedans, d'agir moins avec les mains et davantage avec le buste : soyez bien en équilibre, sur vos deux fesses, estomac poussé en avant. Commencez par les aides intérieures et terminez par les aides extérieures.

Faîtes quelques foulées en épaule en dedans, bien impulsionnées et sortez immédiatement sur un cercle, cheval très actif...reprenez l'épaule en dedans...sortez à nouveau etc...Augmentez peu à peu la longueur de l'exercice. Travaillez également l'épaule en dedans sur des portions de cercle (en arrivant à la piste) puis sur le cercle. Pratiquez des descentes de mains lorsque tout va bien.

En résumé, votre souci principal est l'équilibre (ne laissez pas votre cheval peser sur une épaule) et la cadence : elle conditionne l'impulsion.

Mon cheval tord la tête à l'intérieur
Vous agissez trop avec la main intérieure. Gardez un meilleur équilibre entre rêne intérieure et rêne extérieure, votre cheval bien en équilibre. Dés qu'il s'installe dans l'épaule en dedans, la main intérieure agit moins et la rêne extérieure devient déterminante. Conservez votre buste plus en arrière et d'une façon générale, agissez moins avec les mains.
Quel pli dois-je donner à mon cheval ?
Le plus important et de donner à votre cheval un léger pli, régulier, égal de la nuque à la queue, de l'incurver dans son ensemble, la jambe intérieure bien à la sangle et surtout pas en arrière. Donnez-lui un degré d'obliquité de 30 à 45 degrés selon sa souplesse et son niveau de dressage. Une erreur commune est de garder le cheval droit et de lui donner un pli uniquement du garrot à la nuque. Ce n'est pas de l'épaule en dedans et l'exercice n'atteint pas son but (voir But de l'épaule en dedans). Il est même néfaste pour le cheval, entraînant contractions, rigidité du dos, torsions de la nuque et de l'encolure.
Quelle est la différence entre une épaule en dedans et une épaule en avant?
Une épaule en avant est tout simplement une épaule en dedans très peu marquée. Le degré d'obliquité du corps du cheval par rapport à la paroi est plus léger, de cinq à vingt degrés. Lorsque le cheval accepte sans contractions et exécute facilement cette épaule en avant, on passe insensiblement à l'épaule en dedans.
Pour l'épaule en dedans ma monitrice me dit que mes mains doivent aller dans le sens inverse du déplacement, est-ce exact ?
Les mains doivent demander le mouvement de l'épaule en dedans, puis le contrôler.
Pour demander, déplacez vos deux mains vers l'extérieur (dans le sens du mouvement) au moment ou le cheval, après le passage du coin, va entamer le cercle.
Le cheval commence son épaule en dedans.

Vous contrôlez alors en ramenant légèrement vos mains vers l'intérieur (en sens contraire du mouvement).
Dans le même temps votre jambe intérieure touche délicatement à chaque foulée à la sangle:elle touche...lâche...touche...etc...Votre jambe extérieure, légèrement en arrière, contrôle le déplacement des hanches vers l'extérieur.

Vous contrôlez ainsi, avec très peu de mouvements, chaque pas d'épaule en dedans. En fait vous retenez les épaules (action en sens inverse) puis vous laissez déplacer les épaules dans le sens du mouvement.
C'est le jeu subtil des mains en épaule en dedans.

Lorsque votre cheval est en équilibre, léger, stable, cessez d'agir avec vos mains (descente de mains)


Dés que j'essaie de demander une épaule en dedans, mon cheval accélère et j'ai du mal à le contrôler.

Votre cheval refuse l'épaule en dedans. Accélérer est pour lui une manière d'échapper à l'exercice.
Essayez surtout de comprendre pourquoi votre cheval accélère afin d'apporter la bonne réponse.

Si le cheval ne connaît pas l'épaule en dedans, cette accélération résulte d'une incompréhension. Voyez sur le site dans "Thématique" le chapitre consacré à "L'épaule en dedans", "Apprentissage".

Si le cheval connaît l'épaule en dedans plusieurs causes sont possibles :

1)L'exercice n'est pas bien préparé, le cheval n'est pas en équilibre, il n'est pas relaxé, la cadence n'est pas la bonne.
Préparez au pas sur des cercles en recherchant un cheval juste, relaxé, dans le bon pli.
Soignez tout particulièrement le passage du coin et demandez l'exercice très tôt dans le coin.
Contentez-vous de quelques foulées et sortez sur le cercle.
Faites de même au trot, en abordant l'exercice lentement.

2)Vos aides sont en cause :
Elles ne sont pas opportunes, vous demandez trop tard.
Procédez comme si alliez demander une volte et à l'instant(très fugace...il faut anticiper)ou le cheval sort les épaules faites glisser vos mains vers votre épaule extérieure. L'action de votre buste, qui doit se redresser, est déterminante.
Sans oublier la jambe intérieure à la sangle. A titre pédagogique cette jambe intérieure "peut"(je ne dis pas "doit") reculer pour inciter le cheval à glisser sur le côté puis revenir à sa place.
Demandez aussi quelques foulées d'épaule en dedans sur le cercle et lorsque tout va bien sur le début du grand côté.

Vos aides sont dures et ne sont pas équilibrées, le cheval résiste, s'appuie et force la main.
Ayez une main plus subtile, plus légère, qui prend et qui rend.

La coordination de vos aides laisse à désirer: la main intérieure a une action trop prédominante. Equilibrez vos aides.

3) Votre cheval n'est suffisamment "gymnastiqué", a du mal à se ployer latéralement.
Travaillez beaucoup sur les cercles en changeant souvent de main.
Travaillez en longe, dans le juste pli, enrêné avec des rênes fixes(Voir Notes...à propos des rênes fixes).

Evidement ces raisons peuvent s'additionner...!

Ne commencez l'exercice que lorsque votre cheval est vraiment relaxé, attentif, disponible...mais c'est à vous de le préparer.
Travaillez sur des allures lentes.
Dans tous les cas ne durcissez jamais vos aides, préparez, recommencez...récompensez au moindre progrès, sortez sur le cercle après quelques foulées réussies...

Ou mettre le poids du corps en travail de deux pistes ?



Certains enseignent que le poids du cavalier doit toujours être dans le sens du déplacement du cheval et d'autres disent que le poids doit être à l'intérieur de l'incurvation, ce qui est contredit dans l'épaule en dedans.
Pouvez-vous m'éclairer ?

La règle générale est de porter le poids du corps dans le sens du déplacement.

C'est le cas dans l'appuyer où vous devez envoyer vos hanches et votre corps subtilement vers votre coude intérieur, du côté du pli du cheval, c'est à dire dans le sens du mouvement.

En revanche dans l'épaule en dedans vous exercerez une légère pesée sur votre étrier interne, du côté du pli car le cheval doit mettre son poids sur le postérieur interne et non sur l'épaule extérieure.

En fait il ne faut pas raisonner sur une attitude statique mais en terme de dynamisme !

En épaule en dedans faîtes passer alternativement votre poids de la fesse intérieure sur la fesse extérieure à chaque pas.
Sans vous agitez ne restez pas statique !
C'est un jeu très subtil, invisible à l'observateur mais clairement ressenti par le cheval.

Torsion de nuque en épaule en dedans


Très souvent, je retrouve un problème dans l'épaule en dedans: j'ai le cheval en épaule en dedans à main droite, parfaitement léger posé sur la main, mais il à la nuque légèrement tordue, c'est à dire que son oreille droite et plus basse que l'oreille gauche et son nez tourné vers la gauche (j'appelle ceci nuque tordue, dans l'épaule en dedans). Pourquoi ce problème de nuque tordue ?
L'épaule en dedans ou l'appuyer semblent des exercices relativement simples! Ils sont pourtant très difficiles à mettre en oeuvre et réclament un dosage des aides particulièrement subtil.
Chaque détail est important et la moindre résistance, la moindre erreur de dosage des aides, la moindre faute d'équilibre compromet l'exercice.

Dans l'épaule en dedans la torsion de la nuque vers l'extérieur résulte le plus souvent d'un manque d'équilibre dans l'action des rênes. La rêne intérieure est trop impérative et le cheval résiste par cette torsion.
Il peut aussi se raidir et mettre plus de poids sur son épaule extérieure.
Dans les deux cas vous devez chercher un meilleur équilibre entre les deux mains. Essayer de sentir ce qui convient le mieux à votre cheval: un peu plus ou un peu moins de pli, la nuque plus ou moins haute, un degré d'obliquité légérement différent, une cadence plus lente ou un peu plus soutenue...etc...
Si l'on exclut la faute de main grossière, cette torsion disparait lorsque l'on parvient à trouver le bon équilibre pour un cheval donné, en fonction de son degré de dressage, de sa finesse, de sa force et de sa souplesse...
Cherchez dans ces directions...n'ayez pas peur de modifier légèrement vos aides: sentez, observez et adaptez.

Dès que la torsion menace d'apparaitre ou apparait, modifiez subtilement vos actions. C'est en cela que l'équitation est passionnante. Il faut faire sans cesse appel à sa sensibilité et trouver dans le respect de la légèreté et de l'équilibre, la solution du moment.

Et aussi dans NOTES :

A propos du...TRAVAIL DE DEUX PISTES



Cession à la jambe
Dans votre site vous parlez toujours des appuyers sans passer comme on l'enseigne dans les clubs par un travail de cession à la jambe qui est plus facile à réaliser pour le cheval et le cavalier.
Ma monitrice m'ayant expliqué l'appuyer comme un mouvement tenant à la fois de la cession et de l'épaule en dedans, plus difficile pour le cheval dans la mesure ou il se déplace dans le sens de l'incurvation.
Faut -il passer dans l'apprentissage du cavalier ou du jeune cheval par l'étape intermédiaire de la cession ou peut -on directement apprendre l'appuyer?

La cession à la jambe est un exercice où le cheval se déplace latéralement, sans pli, sous l'action d'une jambe isolée. Le cavalier ne se préoccupe pas du pli donné au cheval ni de son attitude générale.
C'est pourquoi c'est un exercice souvent critiqué par les écuyers qui préfèrent travailler d'abord en épaule en dedans, puis celle-ci acquise, directement en appuyer, dans une attitude juste et relaxée.
Bien sûr, le pli demandé dans les premiers appuyers est infime, mais il est tout de même présent.
Par expérience, je partage cette opinion.

Ceci dit, il ne faut pas être dogmatique en équitation!

Certains chevaux ont besoin dans l'apprentissage de l'appuyer de commencer par une cession à la jambe ou même de commencer l'exercice carrément en épaule en dedans. Vous devez alors redresser peu à peu le cheval, arriver dans une attitude de cession à la jambe, puis passer, si le cheval l'accepte sans trop se contracter, en appuyer. Ce peut être une étape intermédiaire utile.

L'essentiel est de ne pas aller à la contraction ou à la défense dans cet exercice toujours difficile au début pour le cheval.
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# Posté le lundi 03 avril 2006 15:59

le piaffer

le piaffer
Présentation
Le piaffer est un trot sur place diagonalisé, relevé, rond, suspendu et majestueux dans lequel le cheval se projette en cadence d'un diagonal sur l'autre.
L'équilibre, la régularité, la flexion prononcée des articulations, la relaxation du cheval et la totale discrétion du cavalier sont la marque d'un piaffer de qualité.
Le piaffer, accompli avec une absolue légèreté, est la forme la plus aboutie de l'équilibre équestre, l'attitude à partir de laquelle tous les airs sont instantanément réalisables.

Certains chevaux très équilibrés, diagonalisés et dotés d'une impulsion supérieure peuvent piaffer naturellement avec un cavalier d'expérience doté d'un tact équestre développé.

Pourquoi piaffer ?

Mais un bon piaffer est l'aboutissement d'un long dressage systématiquement conduit. Comme tout air de Haute-Ecole, il réclame beaucoup d'impulsion...Il naît de cette impulsion réellement supérieure.
Si le piaffer est un aboutissement, il reste également un moyen extraordinaire pour rassembler, arrondir et soumettre le cheval. Un cheval est véritablement dominé lorsque, acceptant le piaffer, il s'y livre avec énergie, souplesse et relaxation.

L'impulsion, l'équilibre et la légèreté réclamés par le piaffer rendront le cheval plus beau, plus majestueux, mais conféreront aussi plus d'éclat à tous les exercices appris jusque là. Le piaffer va assouplir, développer, fortifier l'arrière-main et faciliter toutes les autres allures: un galop, un trot allongé demandés après un bon piaffer auront une expression toute particulière.

Dans le piaffer idéal :
- Le cheval, fortement engagé, travaille sur des bases courtes.
- L'antérieur s'élève jusqu'à ce que l'avant-bras soit à l'horizontale.
- Le postérieur diagonal se détache du sol jusqu'à ce que son sabot arrive juste au-dessus du boulet de l'autre membre.
- La diagonalisation et la symétrie du geste sont parfaites.
- L'attitude est constante: elle permet une cadence rigoureuse alliant régularité et énergie
- La flexion des articulations et l'abaissement des hanches sont prononcés.
- Le geste est haut, lent, énergique tout en restant moelleux.
- L'avant-main est grandie. q La nuque fléchie reste le point le plus haut.
- La bouche est liante, décontractée, la mâchoire en cession.
- Le cheval demeure relaxé et serein.
- Le cavalier, en équilibre, grandi, relaxé est d'une discrétion absolue. Il accompagne moelleusement le cheval.

Le cheval doit pouvoir se porter instantanément au trot, au passage, au galop... à la moindre sollicitation.

La perfection demande des chevaux équilibrés, généreux, dotés de force et de souplesse, aptes au rassemblé prononcé, capables de ployer fortement leurs articulations. Tous les chevaux ne sont pas capables d'exécuter ce piaffer brillant, mais presque tous peuvent arriver à un piaffer correct ou simplement modeste. Ils gagneront en énergie, en beauté et en soumission et leur dressage en sera grandement facilité.




Les Aides

Un bon piaffer ne peut être obtenu par la contrainte.
Sa valeur artistique, sa beauté, tient à la légèreté, à la relaxation du cheval et à la discrétion des aides du cavalier.

Là comme ailleurs en dressage, l'essentiel est dans la préparation de l'exercice. Le plus important est de mettre le cheval dans une attitude qui lui permette de piaffer: mettre en place, demander et laisser faire.
Lorsque le cheval connaît le piaffer, l'aide principale réside dans la préparation.

Préparation du piaffer

Vous devez avant tout rechercher, à l'allure du pas :

- Un cheval droit très rassemblé, dans l'impulsion, vibrant, travaillant sur des bases raccourcies.
- Un cheval parfaitement équilibré, répartissant également son poids entre avant-main et arrière-main.
- Des postérieurs et des hanches très actifs, très fléchis, pour permettre un abaissement des hanches et un relèvement de l'avant-main.
- Une encolure soutenue, nuque fléchie au point le plus haut.
- Des épaules libres.
- Un soutien des antérieurs qui doivent gagner en hauteur ce qu'ils perdent en étendue.
- Un poser des membres délicat.
- Un contact moelleux, une bouche liante.

En résumé, cette préparation au piaffer se caractérise par une rondeur générale, une énergie supérieure, une absence de résistances et une grande soumission du cheval.
Elle suppose un cavalier équilibré, grandi et décontracté, les jambes moelleusement descendues.

Les aides du piaffer

La légèreté des aides est capitale.
Procédez ainsi :

- Grandissez votre buste, c'est votre pièce maîtresse.
- Placez vos épaules légèrement en arrière de la verticale, estomac poussé vers le haut et vers l'avant, tête haute.
- Laissez votre rein aller avec le mouvement, le suivre et l'amplifier, le dos restant relâché.
- Reculez légèrement vos 2 jambes.
- Agissez par aides diagonales.
- Votre jambe droite touche délicatement en arrière au moment du lever du postérieur droit.
- Votre jambe gauche reste relâchée puis touche à son tour lorsque le diagonal gauche s'élève.
- Votre main gauche soutient délicatement l'antérieur gauche au moment du lever de ce membre. La main droite reste neutre.

L'essentiel est la coordination des aides, leur dosage et leur opportunité.
La cravache et l'appel de langue judicieusement utilisés peuvent être des aides complémentaires, surtout lors de l'apprentissage du piaffer.

Et lorsque le cheval, bien établi dans son piaffer, piaffe de lui-même, le cavalier l'accompagne moelleusement en complète descente de mains et de jambes.






Apprentissage du piaffer

Vaut-il mieux commencer par le piaffer ou le passage ?

C'est le tempérament du cheval qui détermine la méthode à utiliser.
Avec un cheval très énergique, diagonalisant et se rassemblant naturellement, mieux vaut commencer par le passage. Lorsque ce passage sera bien confirmé, soutenu et cadencé, les foulées seront progressivement raccourcies pour arriver au piaffer. Avec un cheval plus calme, ayant moins de facilités pour diagonaliser, il est plus judicieux de commencer par le piaffer.

Lorsque celui-ci sera bien établi, cadencé et régulier, c'est en poussant peu à peu le cheval en avant que l'on obtiendra le passage.

Cependant chaque cheval est un cas particulier. Et il est parfois préférable de développer en priorité celui des deux mouvements qui est le plus naturel, afin de faciliter celui qui ne l'est pas.
Seule l'expérience du cavalier détermine ce choix.

Ce que le cheval doit savoir faire :

Avant d'aborder l'apprentissage du piaffer, votre cheval doit pouvoir se soutenir de lui-même, développer une grande impulsion, être flexible, rester relaxé en toutes circonstances.

Les épaules en dedans et les appuyers, bien maîtrisés et exécutés avec facilité, ont assoupli et affiné sa musculature.

Mobile, prompt à se mobiliser et à se rassembler dans la légèreté, le cheval doit être capable de s'arrêter à partir du trot en restant rassemblé, de reculer avec aisance puis de se porter au trot franchement vers l'avant.
Si de plus votre cheval possède le pas d'école et le trot d'école (voir dans THEMATIQUE: LE PAS, LE TROT...)... le plus difficile est fait...

Votre cheval est prêt à donner ses premiers piaffers.

Vous pouvez alors procéder de plusieurs manières

Apprentissage à partir du trot

Le piaffer est un trot sur place.
Vous allez donc chercher à amener votre cheval à trotter sur place, c'est-à-dire à piaffer.
Cherchez à partir du trot à obtenir des arrêts bien nets, bien cadrés, cheval engagé, suivis de départs au trot rassemblé. Très progressivement et avec tact, vous réduirez le nombre de battues entre chaque arrêt ainsi que la durée de l'arrêt.

Vous veillerez particulièrement à la rectitude du cheval, à la relaxation et à l'instantanéité de la réponse.

Lorsque votre cheval exécute cela avec facilité, réduisez encore le nombre de battues de trot jusqu'à ce que le cheval commence à piaffer, tout en avançant légèrement.
Procédez de même à partir du reculer, avec tact, sans à-coup ni brusquerie.

Parallèlement, Vous travaillerez avec beaucoup de soin le raccourcissement du trot.
Lorsque le cheval est bien installé dans une cadence lente et relaxée, proche du trot d'école, ralentissez votre cheval quelques battues par action du buste en vous grandissant et en vous asseyant davantage.
Si vous ne perdez pas l'impulsion, votre cheval va raccourcir ses battues, gagner en hauteur de geste.
Contentez-vous de 2 ou 3 battues, pratiquement sur place et laissez repartir moelleusement votre cheval vers l'avant, sans changer son équilibre.
Cet exercice doit se faire sans jamais exercer de force mais en jouant sur l'équilibration du cheval.

Peu à peu vous obtiendrez quelques battues de piaffer en avançant.
Vous alternerez les demandes de piaffer à partir du départ au trot de l'arrêt et à partir du raccourcissement du trot.

Contentez-vous de quelques battues régulières, récompensez beaucoup, descendez de cheval et ramenez-le à l'écurie.

Apprentissage par mobilisation sur place à partir du pas

Tout réside dans la préparation du cheval.
Obtenez un pas d'une extrême rondeur, à la fois moelleux et énergique, un pas qui contienne déjà le piaffer. Un pas écouté, un pas d'école où le cheval commence à diagonaliser.
Soyez avec votre cheval, léger, grandi et décontracté.
Par le simple fait d'arriver en place, votre cheval va se mobiliser et commencer à esquisser le piaffer. Ne poussez pas, piaffez en avançant légèrement à chaque battue, contentez-vous d'accompagner... de laisser faire.
Lâchez les rênes, récompensez, marchez rênes longues en laissant le cheval allonger son encolure.
N'augmentez que très progressivement vos exigences.

Par la suite, vous pouvez aussi demander à un aide d'activer les postérieurs du cheval à l'aide d'une badine ou d'une chambrière.
Mais c'est une intervention délicate qui nécessite de savoir observer le cheval, qui demande une grande habileté et une grande expérience. Il ne s'agit en aucun cas de toucher durement le cheval mais plutôt de l'inciter à s'engager et à s'activer par de légers sifflements, frôlements, touches légères de la badine ou de la chambrière derrière les postérieurs, sur les fesses, les hanches ou sur la croupe.

Par ailleurs le cavalier aura parfois intérêt, en observant les mêmes principes, à utiliser lui-même une badine, avec tact, habileté et discernement.
Il peut aussi solliciter son cheval par quelques appels de langue judicieusement employés... Sans en abuser par la suite.

La mobilisation sur place demande des chevaux vibrants, très en équilibre, relaxés...et des cavaliers dotés d'une grande finesse.

Mais quel plaisir...!

Apprentissage par le travail de diagonalisation à pied

Ce travail délicat ne sera abordé que par un cavalier expérimenté, adroit et précis, au tact développé, et avec un cheval familiarisé au travail à pied, exécutant avec sérénité épaule en dedans et appuyers. Il peut être très délicat avec certains chevaux.

La confiance accordée par le cheval lui permettra d'être touché par la cravache à n'importe quel endroit du corps. Dés lors, vous rechercherez l'endroit à toucher sur l'arrière-main en fonction de l'attitude et de la réponse du cheval.
Exemple: à main gauche, rênes gauches de filet et de bride tenues dans la main gauche, rêne de bride droite, passée par dessus le garrot, tenue dans la main droite ainsi que la badine.

Obtenez des arrêts faciles, le long du mur, cheval engagé, nuque fléchie, et mâchoire décontractée.

Demandez un ou deux pas de reculer en vous plaçant à hauteur de l'épaule du cheval, jambes écartées, buste parallèle au corps du cheval, dirigé légèrement vers la croupe de celui-ci. Obtenez le reculer pour une vibration vers l'arrière des rênes tenues par la main gauche. Récompensez, recommencez, allez très progressivement.

Demandez ensuite un reculer de un ou deux pas puis, tout en gardant votre cheval très fléchi, portez votre buste vers l'avant du cheval, cédez avec la main gauche devant ainsi qu'avec la rêne de bride extérieure tenue par la main droite, tout en touchant délicatement le cheval sur la fesse intérieure pour le porter en avant.

Lorsque l'exécution en devient facile, avancez de deux ou trois pas, reculez de deux ou trois pas...plusieurs fois de suite.
Le placement de votre buste, alternativement vers l'avant et vers l'arrière est très important.

Demandez ensuite un début de reculer immédiatement suivi d'un début de pas vers l'avant... le cheval se mobilise... il donne ses premières battues de piaffer, en avançant légèrement.

Augmentez peu à peu jusqu'à obtenir quelques battues de piaffer bien calmes, régulières, sans rechercher la hauteur du geste.

Soyez toujours très délicat, agissez avec la cravache par des petites touches rapides, subtiles sur la fesse, la cuisse ou le sommet de la croupe, selon la réaction du cheval. Ayez une main délicate, qui laisse passer le mouvement, rênes semi-tendues.
Le cheval doit avoir en permanence une impression de liberté vers l'avant, la porte doit toujours rester mentalement ouverte devant lui.

Ce travail du piaffer à pied peut précéder le travail monté, le compléter, le confirmer.

L'expérience, l'habileté de chacun, les aptitudes et les réactions du cheval détermineront la meilleure approche pour cet apprentissage que ce soit à partir du trot, du pas ou à pied, sans oublier le travail par raccourcissement des foulées à partir du passage.

Ces méthodes ne sont pas exclusives: elles se complètent le plus souvent, se renforcent les unes les autres et participent toutes à l'éducation du cheval au piaffer.






Comment améliorer le piaffer du cheval ?

L'apprentissage proprement dit est terminé. Votre cheval donne maintenant quelques battues de piaffer.

S'il se met au piaffer avec une certaine facilité à partir du pas, sans résistances, son geste manque d'amplitude, de hauteur, de rebond et d'énergie. Son piaffer est en général timide ou alors trop rapide, la flexion des articulations est encore insuffisante, le placer parfois un peu bas.
La demande du piaffer entraîne le plus souvent une certaine excitation du cheval, l'immobilité et la tranquillité dans les arrêts sont devenues incertaines.

Votre objectif est maintenant d'amener le piaffer de votre cheval à son meilleur niveau, au piaffer idéal décrit dans la présentation de cette étude, en respectant les possibilités de votre cheval.

Il va falloir faire preuve de patience. L'amélioration et le développement du piaffer vont prendre du temps, demander des mois de travail, parfois des années...

Vouloir obtenir rapidement un geste relevé, spectaculaire est une erreur commune qui compromet bien souvent, parfois irrémédiablement, le piaffer du cheval.

Un piaffer calme et régulier

La première qualité d'un piaffer est la relaxation, la régularité, la cadence du geste et non la hauteur de celui-ci.

L'énergie demandée dans le piaffer entraîne une montée du nervosisme du cheval. C'est en calmant votre cheval, en modérant vos exigences que vous obtiendrez un partenaire calme au psychisme relaxé.

A partir de là, vous pouvez développer la régularité du geste.
Le geste se régularisant, vous augmenterez progressivement le nombre de battues demandées en ayant soin de toujours arrêter le cheval avant qu'il ne veuille le faire lui-même.
Régulariser un piaffer, c'est sentir à tout instant quelle dose de calme et d'influx nerveux donner à chaque cheval.

Vous calmez en gardant vos jambes totalement neutres, en relâchant davantage votre buste, en autorisant le cheval à baisser imperceptiblement sa nuque, en parlant au cheval...

Vous sollicitez l'influx nerveux en amplifiant légèrement l'action de vos jambes (et non en les durcissant! ), en grandissant davantage votre buste, en poussant avec la ceinture, estomac vers le haut et l'avant (et non en gigotant ), en sollicitant éventuellement par un appel de langue et de badine...Dés que le cheval s'active, jouez de nouveau sur le calme...

Et lorsque le cheval, bien établi dans son piaffer, piaffe de lui-même, le cavalier l'accompagne moelleusement en complète descente de jambes et descente de mains.

Un piaffer droit

Le cheval va avoir tendance à fuir d'un coté ou de l'autre avec la croupe, ayant une difficulté avec une hanche, refusant de s'engager, voulant échapper à l'exercice ou réagissant à une aide trop forte et mal coordonnée.
Soignez vos aides, gardez votre badine du coté difficile. Demandez le piaffer le long d'une paroi, la hanche tendant à fuir coté paroi.

Pour redresser votre cheval, balancez moelleusement vos mains d'un coté à l'autre du garrot, les mains restant parallèles. Les mains vont vers la droite lorsque l'antérieur droit est au soutien, vers la gauche lorsque l'antérieur gauche se lève...
Attention! Il s'agit d'un mouvement léger, régulier, parfaitement coordonné à la diagonalisation du cheval.

Ne faites surtout pas balancer les épaules du cheval. Bien exécuté ce balancement cadence et redresse le cheval. Le travail aux longues rênes peut être une aide précieuse pour redresser un cheval qui n'est pas droit au piaffer.

Piaffer à n'importe quel endroit du manège

Vous avez toujours demandé le piaffer le long de la paroi, à la même main, à l'endroit le plus favorable, celui ou vous sentiez votre cheval le plus enclin à piaffer.
Progressivement demandez le piaffer à chaque main, à n'importe quel endroit le long de la paroi.

Puis, si le cheval reste calme et droit, commencez à piaffer le cheval en le positionnant insensiblement en oblique par rapport à la paroi, les épaules déjà sur une diagonale, postérieurs vers la paroi. Peu à peu amenez les épaules du cheval davantage vers l'intérieur du manège en contrôlant bien les hanches pour ne pas déraper, jusqu'à ce qu'il soit perpendiculaire à la paroi. Récompensez, marchez rênes longues.

Recommencez, avancez peu à peu vers le centre du manège. Procédez de même à plusieurs endroits. Ainsi le cheval s'éloignera-t-il de la paroi sans s'inquiéter.

C'est alors seulement que vous commencez à piaffer directement au centre du manège, en X ou ailleurs en veillant scrupuleusement à la rectitude du cheval et sans le laisser déraper d'un coté ou de l'autre.

Piaffer dans la bonne attitude

Réussir un piaffer, c'est avant tout mettre le cheval dans la bonne attitude, dans le bon équilibre.

L'art du dresseur consiste à sentir quelle attitude et quelle dose d'énergie donner à chaque cheval.

Vous ne pouvez forcer le cheval, il doit trouver de lui-même la meilleure attitude : celle ou le mouvement devient possible et plus facile.
Tel cheval, ayant peu de force dans les jarrets ne pourra pas être trop assis dans son piaffer, tel autre manquant de force dans sa croupe devra piaffer la tête un peu plus basse, cet autre encore devra être très légèrement infléchi à droite...

...Sentez...Observez...Réfléchissez...

Avec de l'expérience et du tact vous trouverez...
Bien sûr tout est affaire de nuances. Le principe de base est de conservez un cheval léger. Dés que les aides se durcissent l'attitude se perd...pensez-y!

Un piaffer plus rassemblé

La qualité du piaffer dépend de l'engagement des postérieurs. Cet engagement demande une impulsion supérieure.
C'est par une gymnastique quotidienne que vous développerez l'engagement et l'impulsion : épaule en dedans, appuyers, au pas, au trot et au galop, pirouettes, reculers... les progrès se feront insensiblement, jour après jour.

Soignez tout particulièrement la préparation du piaffer pour créer un surcroît d'impulsion. Une fois le piaffer établi, il est plus difficile d'augmenter son énergie.
Ne forcez pas votre cheval en ayant des aides plus fortes, vous ne feriez que le contracter. Cherchez plutôt la meilleure attitude possible et amplifiez délicatement le mouvement par le travail de votre ceinture.
A ce stade, un aide placé derrière le cheval ou de trois-quart arrière peut-être précieux ( voir "apprentissage par mobilisation sur place").

Travaillez les reculers, allure diagonale, comme celle du piaffer. Elle engage tout particulièrement le cheval.

Lorsque le piaffer est établi, jouez sur l'équilibre: demandez quelques battues en reculant d'un sabot, suivies de quelques battues sur place, puis en avançant...sur place... en reculant de nouveau... votre cheval s'engage, les postérieurs viennent sous la masse et s'activent dés que le piaffer est de nouveau sur place ou en légère progression vers l'avant.

Il existe un rassembler ou un engagement optimal pour chaque cheval. Si vous allez au-delà, les postérieurs sont trop sous la masse, le cheval va se figer, se contracter.
Sentez quelle est la force des hanches et des jarrets de votre cheval pour savoir jusqu'où vous pouvez l'asseoir.

Un piaffer plus brillant

L'ensemble des exercices proposés ci-dessus a pour but de donner au cheval les moyens psychiques et physiques nécessaires à l'épanouissement du piaffer.

Tous les chevaux n'ont pas les mêmes aptitudes au piaffer.

C'est le cavalier qui par son sentiment équestre, par son tact, par son expérience, permet au cheval d'exprimer au piaffer toute l'énergie, la grâce et la beauté qu'il recèle.

Pour être brillant, un cheval devra avant tout être disposé dans l'attitude qui lui convient. Certains devront rester plus ouverts, être plus dynamiques ou davantage relaxés, d'autres avoir un geste plus lent ou plus rapide, d'autres encore être plus ou moins relevés de l'avant main...

Mais l"essentiel, pour obtenir un piaffer brillant est d'avoir un cheval relaxé dans son psychisme, dynamique dans son physique, rassemblé et en parfait équilibre.
Et seule la légèreté absolue des actions du cavalier permet d'obtenir ce résultat.

Les pirouettes au piaffer

Lorsque votre cheval piaffe calmement, bien droit, qu'il réagit dans ses hanches à la moindre sollicitation, le long de la paroi ou au centre du manège, vous pouvez demander la pirouette au piaffer.
Commencez le long de la paroi en détachant progressivement les épaules du mur (voir ci-dessus "piaffer à n'importe quel endroit du manège" C'est déjà un quart de pirouette.

Puis au centre du manège, le déplacement des épaules sera demandé par de subtils déplacements d'équilibre. Contrôlez, demandez très peu à chaque déplacement latéral sans altérer la cadence.

Autre forme de pirouette: le cheval tourne autour de son axe central, matérialisé par le buste du cavalier.
Il suffit de très peu de choses, très légères, très subtiles pour obtenir cette rotation: un infime déplacement d'assiette, une rotation imperceptible des épaules, un discret déplacement de mains ou de jambes.

Allez lentement, faîtes le quart ou la moitié de la pirouette, continuez à piaffer sur place, reprenez le mouvement ou repartez dans l'autre sens avec onctuosité.
Le cheval doit rester serein et régulier dans sa cadence.

Les transitions piaffer / passage

C'est une erreur commune que de vouloir dés le début du piaffer partir vers l'avant, au trot soutenu ou au passage.
Lorsque le cheval est stable dans son piaffer, commencez par des transitions délicates piaffer/trot d'école.

Pour réussir une transition piaffer/passage/piaffer, le cheval devra être très à l'aise dans ces deux airs d'école. Mais il est rare qu'un cheval possède un piaffer et un passage de même niveau. C'est pourquoi ces transitions peuvent présenter de grandes difficultés.

Travaillez alors le mouvement le plus difficile.

Vous pouvez demander les transitions lorsque le passage est bien court, léger le cheval étant assis et quand le piaffer est plus soutenu, plus lent.

Le secret d'une bonne transition est la conservation de la cadence.
Vous vous garderez de toute action physique trop marquée car vous détruiriez la cadence.

L'action de votre buste est déterminante.
Pour piaffer votre dos va avec le mouvement du cheval, vers le haut et très légèrement vers l'arrière.
Vous sortez du piaffer vers le passage en relâchant subtilement votre dos pour permettre plus de mouvement vers l'avant. Votre dos va toujours vers le haut mais il laisse passer le mouvement vers l'avant. Simultanément vos jambes reculent davantage pour arriver au passage, vos mains se relâchent subtilement pour soutenir de nouveau lorsque le passage est établi.

La philosophie est la même pour passer du passage au piaffer.

Les pirouettes, les transitions piaffer/ passage/ piaffer exécutés dans la rondeur, la légèreté, l'harmonie dégagent une grande valeur artistique.





Mes Conseils

Quels que soient les procédés employés, la technique utilisée, n'oubliez pas que l'essentiel est de sentir, d'adapter à chaque cheval, de faire preuve de délicatesse.
Ne piaffez jamais dans la contrainte, vous n'obtiendriez qu'un simulacre de piaffer bien éloigné de l'art équestre.
Soyez bien persuadé qu'un piaffer n'est pas un truc appris mécaniquement, une contrainte mais le résultat d'un rassembler extrême et d'un surcroît d'impulsion.
Au piaffer, calmez les chevaux nerveux, rassurez les inquiets, réveillez les mous !
Piquez, tirez, cravachez...et vous ne comprendrez jamais ce qu'est un piaffer !

Si le cheval n'a pas trop de force dans les hanches, mieux vaut le faire piaffer avec une nuque un peu basse.
Pour arrondir et rassembler votre cheval, travaillez les reculers, améliorez-les.
Avant de piaffer, augmenter la vibration de votre cheval.
Au piaffer créez beaucoup d'impulsion avant le mouvement et contentez-vous ensuite de gérer cette impulsion sans la laisser s'éteindre.

Au début de l'apprentissage, gardez la tête de votre cheval un peu basse : cette attitude favorisera sa décontraction.
Avancez toujours un peu dans votre piaffer durant la phase d'apprentissage.
Dés les premières demandes, arrêtez le cheval après quelques foulées, avant qu'il ne s'arrête de lui-même ou qu'il ne s'énerve.
Au début ne cherchez pas à partir au trot énergiquement après le piaffer. Lâchez plutôt les rênes et marchez rênes longues.

Ne coincez pas votre cheval, donnez-lui toujours la possibilité mentale d'aller vers l'avant.
Ne forcez pas le cheval dans son piaffer, ne le brusquez pas, ne le contraignez pas mais sollicitez-le, incitez-le, aidez-le.
Pour ralentir un piaffer, n'agissez pratiquement pas avec vos mains mais servez-vous plutôt de votre buste.

Lorsque vous utilisez une badine, soyez précis, rapide et léger. Ne durcissez pas votre main, ne vous contractez pas mais restez calme et relâché.

Utilisez la badine sans animosité envers le cheval.
Associez l'action de la cravache à celle du buste, l'action de la main à celle des jambes.

Si votre cheval manque de légèreté au piaffer, demandez-vous si vous ne manquez pas de légèreté dans vos mains.

Ne vous faîtes pas assister par un aide incapable de sentir, d'observer, maniant inconsidérément la chambrière.
Pour vous faire aider, choisissez quelqu'un d'habile, de rapide, de calme, sachant ce qu'est un cheval rassemblé et relaxé, capable de dresser lui-même le cheval au piaffer.

Utilisez vos jambes comme une espèce de balancier, touchez, alternativement, d'un coté puis de l'autre.
N'ayez jamais des jambes dures, contractées, autoritaires mais plutôt des jambes aimables qui suggèrent, sollicitent, rassurent.
Pour être efficace avec vos jambes, touchez avec légèreté à l'instant précis, et au bon endroit. Au piaffer plus qu'ailleurs, pratiquez descentes de jambes et descentes de main.

Servez-vous plutôt de l'éperon que des jambes mais très légèrement, avec un toucher délicat, jambe reculée.
Lorsque le cheval est incorrect dans la main, pensez à vos fautes de jambes: ne sont-elles pas trop dures, plaquées, laissent-elles au cheval le temps d'accomplir son geste...?

Soyez patient, progressif, ne brûlez pas les étapes au piaffer, laissez le piaffer mûrir...
N'oubliez pas qu'amener un cheval à un bon piaffer demande du temps, parfois beaucoup de temps, et beaucoup de travail.

Lorsque votre cheval donne son piaffer dans le calme, avec une certaine cadence, une certaine rondeur, sachez jusqu'à quel point aller pour ne pas compromettre son piaffer.
N'exigez pas ce qu'un cheval ne peut pas donner, vous risqueriez de compromettre tout son dressage.

N'oubliez pas la boutade du Maître N. Oliveira: "Au piaffer ne cherchez pas à épater la galerie mais votre cheval".
N'abusez pas du piaffer, gardez votre cheval frais dans son esprit.








Problèmes Fréquemment Rencontrés



Mon cheval s'agite à l'arrêt

Mon cheval piaffe depuis peu mais il diagonalise dés que je demande un arrêt. Que faire ?
Presque tous les chevaux réagissent ainsi au début. C'est normal le piaffer les excite, fait monter le nervosisme du cheval. Votre cheval retrouve là une situation étudiée lors de l'apprentissage: piaffer à partir du pas ou de l'arrêt. Le cheval est impatient, c'est une "bonne faute" à condition de ne pas laisser votre cheval s'installer dans ce système, ce qui deviendrait une erreur.
Travaillez les arrêts à partir du pas ou du trot, caressez, rendez les rênes, marchez rênes longues. Recommencez, rassurez.
Restez très calme, immobile à cheval, rassurant.
Ce problème doit se résoudre rapidement s'il est traité au début.

Surcharge des postérieurs au piaffer
Mon cheval, en phase d'apprentissage du piaffer, supporte difficilement une surcharge des postérieurs. Pourquoi et que dois-je faire ?
Vous demandez certainement une attitude trop assise, trop rassemblée, surtout si vous êtes au début du piaffer.
N'hésitez pas à vous pencher très légèrement en avant, avec une assiette plus légère pour permettre à votre cheval de donner un meilleur mouvement des postérieurs.
En même temps laissez-le avancer légèrement à chaque battue d'un sabot ou deux et ne réduisez que très progressivement cette avancée.
Redressez alors avec progressivité votre buste en fonction des progrès du cheval.

Mon cheval est sous lui du devant
C'est une attitude difficile à corriger. L'équilibre n'est pas bon, le cheval a des difficultés à se porter vers l'avant à partir du piaffer.
Travaillez le trot, rassemblez davantage, cherchez à vous rapprocher du trot d'école. Multipliez les arrêts rassemblés suivis de départs au trot bien nets.
Avec ce travail le cheval s'arrêtera mieux cadré prêt à partir au trot ou au piaffer.
Les hanches se fléchiront davantage, l'avant-main se redressera, le geste des antérieurs se libérera et l'aplomb de l' antérieur à l'appui se corrigera peu à peu.
Le geste des antérieurs est tantôt insuffisant tantôt trop actif
Vous devez agir et sur l'activité des hanches et sur l'équilibre du cheval au piaffer.
Si l'avant-main n'est pas assez active levez légèrement les mains en grandissant votre buste vers l'arrière, obtenez plus de vibration; votre cheval baissera ses hanches, libérera son geste devant.
Si à l'inverse vous avez trop de mouvement des antérieurs, baissez les mains pour rééquilibrer le cheval entre l'avant-main et l'arrière-main.
Dans les deux cas vous devez jouer sur l'équilibre.
Passage - Piaffer
Je dresse actuellement un cheval de pure race espagnole depuis 2 ans. Je bute actuellement sur un manque d'impulsion au passage et au début du piaffer. Le postérieur interne a du mal a pousser sous la masse et de ce fait le diagonal gauche est moins actif que le droit. Les exercices d'épaule en dedans ont améliorés l'engagement mais pas tellement la propulsion.
Manque d'impulsion au passage

Travaillez beaucoup les variations dans le trot: rassemblez, ralentissez en activant, allongez quelques foulées sans perdre le rassembler ni laisser la tête s'éloigner, recommencez... Avant le passage, travaillez les appuyers et les contre-appuyers (zig zag) Travaillez également trot/arrêt/trot sans perdre le rassembler en obtenant des départs bien nets, des arrêts bien engagés, des départs au trot à partir du reculer puis au passage.
Obtenez le trot d'école.
Alternez trot passage trot sur de courtes distances.


Piaffer postérieur interne moins actif
Décollez un peu la croupe du cheval du mur, utilisez délicatement la badine sur la hanche ou la cuisse droite au moment du poser du membre.
Cherchez quelle est l'attitude du cheval (droit, légèrement ployé à droite ou à gauche, hauteur de nuque, degré de placer) où le postérieur droit peut se libérer et s'activer.
Il suffit souvent de très peu: essayez de sentir.


Au piaffer l'action de main ou de jambe est-elle plus efficace lorsqu'elle s'adresse à un membre au poser ou au soutien ?
La question est très complexe. L'action d'une jambe agit-elle sur un postérieur, sur les deux postérieurs, sur un antérieur, sur les deux antérieurs? Et l'action des deux jambes? Même problématique pour l'action de la main.
Action de la jambe.
L'action de la jambe droite du cavalier provoque la flexion au niveau du jarret droit, c'est-à-dire l'élévation du postérieur droit et par conséquent l'élévation de l'antérieur gauche du cheval par effet diagonal.
Cette action de jambe droite du cavalier, en accentuant l'élévation du postérieur droit, favorise parallèlement l'abaissement de la hanche gauche opposée et du boulet gauche au sol et par conséquent sa future détente.
Au moment où le postérieur droit du cheval se pose au sol à son tour, le postérieur gauche se détache du sol, s'élève en se fléchissant au jarret...la jambe gauche du cavalier touche alors le cheval et amplifie le geste...et ainsi de suite.

Action de la main.
La main gauche soutient l'antérieur gauche au soutien (en l'air) en anticipant très légèrement au moment du lever du membre. En fait la main gauche reporte un peu de poids sur l'épaule droite du cheval et libère l'épaule et l'antérieur gauches (il en est de même au pas espagnol) .

Au piaffer l'antérieur gauche est légèrement sollicité et soutenu par la main gauche lors de l'élévation du diagonal gauche pendant que la jambe droite agit.

Mais l'efficacité d'une action de jambe ou de main ne saurait se résumer à une action mécanique, l'aide majeure reste l'assiette, le rein, le buste du cavalier qui répartissent justement et efficacement le poids et l'équilibre. La main et la jambe ne font que confirmer, préciser et affiner.
L'essentiel réside dans l'accord des aides, leur justesse, leur dosage et surtout leur opportunité.


Mon cheval se défend en piaffant

Mon cheval est très nerveux : il veut sauter l'obstacle trop vite. Ma monitrice me demande de le retenir...Mon cheval se met alors à piaffer et veut se précipiter sur l'obstacle.
Que faire pour l'empêcher de piaffer?
Si le piaffer est un exercice extraordinaire qui montre la force, la souplesse, le rassembler et la soumission du cheval il peut aussi n'être qu'une défense terriblement efficace du cheval.

Un cheval déjà mis au piaffer peut utiliser cet air d'école pour refuser de se porter en avant par opposition avec son cavalier, par confusion avec d'autres demandes ou par nervosisme.

Dans le cas présent l'excès d'énergie, l'énervement, l'impossibilité de se porter vers l'avant lorsqu'il est retenu rassemblent trop le cheval qui se met à diagonaliser, le plus souvent rapidement et nerveusement, quelquefois même en se balançant.
Le geste est saccadé, irrégulier.
Le cheval se jette vers l'avant dés qu'il le peut si cet énervement est la conséquence d'un blocage de la main du cavalier, une retenue excessive.

Ce n'est pas un problème de piaffer mais d'obstacle et plus précisément de l'abord de l'obstacle.

Pour des raisons diverses votre cheval s'énerve à l'obstacle (mauvaises expériences, inexpérience du cavalier, peur, manque de dressage et de soumission...).
Il se précipite à l'abord, se "jette" sur les barres ...Il ne peut s'arrondir sur l'obstacle, son geste est plat, votre cheval se creuse.
C'est inquiétant pour son mental et nuisible pour son physique.
C'est dangereux pour vous !

Vous devez impérativement travailler dans le calme et la sérénité.

Pour cela reprenez le travail sur des "cavaletti", au trot, calmement et lentement
Je vous conseille de lire l'excellent ouvrage, à la fois simple, pratique et complet, de Reiner Klimke intitulé "Cavaletti".

Travaillez beaucoup sur des cercles avant et après les cavaletti ou les barres.
Ne sautez qu'au trot durant un certain temps.
Arrêtez toujours votre cheval peu après les cavalletti ou la barre...
Soyez sereine, ayez des actions légères . Conservez toujours votre cheval en équilibre.

Agissez donc sur le mental de votre cheval qui envisagera alors avec calme et plaisir l'obstacle.

L'essentiel est le dressage de votre cheval. J'ai personnellement toujours sauté, même sur de grosses épreuves, en hippique et en concours complet avec mes chevaux de dressage.

Et plus tard, lorsque votre cheval sera calme, lorsque son dressage aura progressé, apprenez-lui à piaffer dans le calme...vous verrez c'est aussi un moyen de soumission extraordinaire...

N.B : lire l'excellent ouvrage de Reiner Klimke " Cavaletti " chez Crépin-Leblond



Apprentissage du piaffer

Mon cheval Oldenburg de 10 ans donne facilement depuis quelques mois 3 à 4 battues de piaffer qui sont très correctes , bien diagonalisées et assez relevées; Mais je ne peux pas obtenir plus que ces quelques battues. Le cheval se fâche immédiatement si j'insiste et menace de se mettre debout alors que je prend bien soin de ne pas tirer sur mes rênes ni utiliser les éperons.
Comme je l'ai beaucoup récompensé en le mettant au pas rênes longues dès que j'avais obtenu quelques battues lors de l'apprentissage de cet exercice, il trouve sans doute que 4 battues constituent un effort suffisant pour lui. Lorsque je l'ai acheté, il y a deux ans il se mettait debout dès qu'il était contrarié et bien que cette vilaine manie lui soit passée rapidement, j'ai peur que cela ne recommence en exigeant davantage pour le piaffer, mais d'un autre coté je trouve frustrant de me contenter de ces 4 foulées.

Dois je laisser avancer ? Me fâcher tout rouge ? Me contenter de ce résultat pendant encore longtemps ?


Obtenir trois ou quatre battues de piaffer avec un cheval au caractère délicat est déjà un résultat très positif qu'il va falloir maintenant confirmer. Se fâcher compromettrait à coup sûr ce premier résultat.
A ce stade vous ne devez surtout pas rechercher le hauteur du geste mais simplement une diagonalisation dans la souplesse et la décontraction en laissant avancer le cheval de un à deux sabots à chaque battue.

Après une bonne préparation dans un pas très rassemblé ralentissez davantage le pas du cheval tout en conservant l'impulsion jusqu'à ce qu'il commence à diagonaliser de lui-même. Sans perdre le contact avec la bouche du cheval, repartez vers l'avant avec le même souci de progressivité, ralentissez à nouveau, diagonalisez...
La démarche est la suivante : dès qu'il avance, cherchez à raccourcir son pas (perdre en étendue et gagner en hauteur) pour le faire diagonaliser...dès qu'il donne quelques battues, portez le insensiblement vers l'avant...etc...

Votre cheval va se décontracter tout en restant attentif à vos demandes. Son appréhension ou son excitation vont s'estomper, et son piaffer va évoluer.

Un aide, placé de trois-quart arrière par rapport à votre cheval, peut éventuellement veiller à ce que le cheval s'active à l'aide d'une longue cravache maniée avec infiniment de délicatesse. Mais l'exercice est difficile. Il réclame de la part de l'aide un tact développé et une grande expérience.


Il ne s'agit pas de fâcher le cheval mais de l'activer en le décontractant...Tout un Art !

Piaffer : dissociation du posée des membres

Je dispose de plusieurs enregistrements de reprises de mon cheval. En regardant ses piaffers au ralenti, ou image par image, je vois qu'il pose d'abord l'antérieur puis le postérieur. J'ai posé la question sur le forum du CFJD, mais il m'a été répondu qu'il fallait se méfier de la vidéo pour apprécier un mouvement.
Sur votre site à la rubrique "Piaffer" vous dites qu'un piaffer correct doit être parfaitement diagonal. Je pense donc que si la vidéo "ralentie" montre une dissociation des posers des diagonaux c'est que le piaffer n'est pas correct. Est-ce exact, et si oui, pensez-vous que ce défaut puisse venir de entraînement "rollkur" qu'il subit ?

La question est très délicate. Un fort ralenti peut en effet provoquer des distorsions...mais l'arrêt sur l'image est toujours juste. Il ne doit en aucun cas y avoir de dissociation des diagonaux au moment du poser des membres dans le piaffer.
Dans le cas de votre cheval, il s'agit d'un retard du postérieur plus que d'une avance de l'antérieur. Il vous faut donc activer particulièrement ce postérieur afin qu'il s'engage davantage, en modifiant légèrement vos aides et en activant avec une badine sur la hanche le côté paresseux. Mais il faut d'abord vous assurer que votre cheval est véritablement droit lorsqu'il piaffe. Un cheval de travers à toujours tendance à moins activer un postérieur que l'autre.

Chercher aussi à lui donner l'attitude dans laquelle il est le plus en équilibre et dans laquelle il peut véritablement se rassembler.

Le "Rollkur", méthode dans laquelle le cheval est travaillé trés bas, très enroulé, le nez presque dans les genoux, est une méthode très délicate et très discutée, bien qu'elle ai fait ses preuves avec le cheval de la championne olympique actuelle. Utilisées par de grands champions, toutes les méthodes portent leurs fruits! Mais je ne pense pas que le rollkur, soit utilisable par beaucoup de cavaliers! Ils vont mettre leurs chevaux sur les épaules et les encapuchonner...sans être capable par la suite de les relever et de les mettre sur les hanches.
# Posté le lundi 03 avril 2006 15:54
Modifié le samedi 07 juillet 2007 01:38