le cheval agressif (par Monty Roberts)

le cheval agressif            (par Monty Roberts)
Stanley

Je suis allé jusqu'au sac qui contenait mon équipement, j'ai rangé la longue rêne et pris mon lasso. Je suis entré dans l'enclos et je me suis mis aussitôt à faire tournoyer la boucle du lasso. Bien évidemment, ce jeune cheval irlandais n'avait jamais vu un cow-boy auparavant, aussi s'est-il écarté de moi et a-t-il commencé à faire le tour de l'enclos en m'examinant du coin de l'½il. Assez désorienté par cette boucle de corde qui tournoyait au-dessus de ma tête, il ne se hasarderait plus à me charger.

Il m'a tourné autour pendant quelques secondes, puis je me suis avancé vers lui. Il s'est mis au trot et a commencé à tourner en rond au ras de la barrière. J'ai continué à m'approcher et il a accéléré.

Au moment propice, j'ai lancé la boucle de mon lasso et j'ai attrapé Stanley par l'encolure. C'était une technique typiquement western et j'avais fait ça toute ma vie. Il est devenu comme fou. Il tirait et faisait tout ce qu'il pouvait pour essayer de se débarrasser de cette corde. Son problème, désormais, ce n'était plus moi, c'était le lasso. Il me suffisait de tirer un peu dessus et il repartait de plus belle. Il défoulait toute la fureur qu'il avait emmagasinée. Cela a duré trente à quarante secondes, puis il s'est calmé et a fini par s'arrêter.

Je me suis coulé jusqu'à lui pour entortiller le lasso autour de sa tête, comme me l'avait enseigné Don Dodge; une technique que j'utilisais depuis plus de trente ans et que nous appelons un come along. Ainsi, avons-nous pu nous mettre au travail. Ses tendances agressives se sont encore exprimées clairement pendant peut-être cinq minutes. Ensuite, il a commencé à s'apaiser et à me répondre, m'envoyant les premiers signaux que j'attendais de lui, les signes précurseurs du join-up. Il a braqué une oreille sur moi, se décidant finalement à me montrer un peu de respect. J'ai vu sa langue sortir d'entre ses dents, et il s'est mis à lécher et mâchouiller. Il était prêt à engager la conversation et je comprenais son langage.

Au bout de sept ou huit minutes, la communication était parfaitement bien établie.

Plutôt que de le débarrasser du lasso et de chercher à réaliser le join-up, j'ai préféré lui laisser le come along, parce qu'il aurait été très dangereux de travailler avec lui dans l'enclos si je lui avais rendu sa totale liberté de mouvements.

Dès qu'il s'est senti à l'aise, je l'ai sellé et il a émis quelques protestations, mais pas trop. Son rythme cardiaque a diminué un peu et il a commencé à me faire confiance. Je lui ai passé la bride, j'ai attaché les longues rênes et je l'ai conduit assez rudement pendant dix ou douze minutes. Puis j'ai fait entrer mon cavalier et je l'ai aidé à se mettre en selle. Je dois dire qu'il fallait du courage pour monter un tel monstre qui devait avoir la force de deux chevaux normaux.

Maintenant, Stanley se comportait gentiment et je lui prodiguais un tas d'encouragements. Une fois que le cavalier a été bien en selle et a contrôlé la situation, il lui a fait faire le tour de l'enclos, au trot puis au petit galop, pendant un quart d'heure, et Stanley s'en est bien tiré.

J'ai appris ensuite que quand il était devenu très agressif on l'avait logé depuis dans un box sombre. En entendant cela, j'ai été très heureux de l'avoir tiré de son obscurité. Il pourrait désormais faire mentir sa réputation et oublier son traumatisme, s'il était traité convenablement...
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# Posté le dimanche 05 mars 2006 08:49

lusitanien par www.yannarthusbertrand.com

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Étalon pur-sang-lusitanien


Dao de Courenne, âgé de12 ans, issu du haras Delgado, dressé et présenté par Frédéric Pignon et Magali Delgado, France. Salon du cheval d'Essen, Allemagne.
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# Posté le samedi 25 février 2006 11:00

lusitanien par www.yannarthusbertrand.com

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Cheval pur-sang-lusitanien


Pintor, âgé de 7 ans, monté par l'écuyer portugais Rodrigo Brito de Moura Coutinho Torres et appartenant à M. Manuel Zuchter de Golega, Portugal. Salon du cheval d'Essen, Allemagne
# Posté le samedi 25 février 2006 10:59

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Étalon pur-sang-lusitanien


Dao de Courenne, âgé de12 ans, issu du haras Delgado, dressé par Frédéric Pignon et Magali Delgado, France. Salon du cheval d'Essen, Allemagne
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# Posté le samedi 25 février 2006 10:59

LUSITANIEN

LUSITANIEN
Origine:
Le pur sang lusitanien est considéré comme le plus ancien cheval de selle du monde. Le cheval ibère fut considéré pendant des siècles comme la race de prédilection pour la guerre, la parade, la Haute Ecole et la tauromachie. Il a fortement marqué l'équitation, l'art et la littérature mondiale ainsi que le fond génétique de très nombreuses races équines - le Frison, le Connemara, le Holstein, le Oldenbourg, le Lipizzan, le Kladruber, le Cleveland Bay et les lignées femelles de pur sang anglais. Cheval au sang chaud comme le pur sang et l'arabe, le Lusitanien est le produit d'une longue sélection. Ce cheval réunit de multiples qualités. Par sa noblesse, sa docilité, son agilité et son grand courage, il est la monture idéale de sport et de loisir.


Morphologie :
Le cheval de pur sang Lusitanien est de taille moyenne. Sa tête est expressive au profil légèrement subconvexe, bien proportionnée, de longueur moyenne, fine et sèche. Ses oreilles sont fines et minces et son regard vif et expressif. L'encolure est de longueur moyenne, rouée aux crins fins, d'insertion étroite avec la tête, large à la base et sortant du garrot sans dépression accentuée. Son rein est court, large et légèrement convexe et lié au dos et à la croupe avec lesquels il forme une ligne continue et harmonieuse. Ses membres sont secs et musclés et les allures souples et relevées, ayant de l'impulsion. Les robes sont à prédominance grises ou baies, toutes les autres robes sont admises. Le Lusitanien est de tempérament noble, généreux et ardent, mais toujours docile et endurant.


Zone d'élevage :
Le pur sang Lusitanien est la plus importante des races étrangères reconnues en France. L'élevage français connaît un engouement sans cesse croissant et de nos jours il est plus que florissant puisqu'il s'exporte dans le monde entier. Les plus anciens et prestigieux élevages portugais sont représentés sur le territoire français. Une grande majorité des éleveurs se trouve dans le sud de la France, mais on retrouve de plus en plus de chevaux Lusitaniens dans toutes les régions. Les étalons sont privés et depuis peu, la législation portugaise accepte l'insémination par sperme réfrigéré mais non congelé. Fort de son ancienneté génétique et pour conserver la pureté et l'uniformité de la race, les éleveurs sont très attachés aux lignées marqueuses de la race. Les reproducteurs sont enregistrés au SIRE après leur confirmation devant une commission de juges français et portugais pour les femelles et une épreuve montée pour les mâles.


Aptitudes et utilisations :
Le Lusitanien est un cheval très typé au modèle harmonieux, avec un corps aux formes arrondies, s'inscrivant dans un carré. Par sa confirmation, il a naturellement des aptitudes pour le rassembler. Pendant des siècles, le pur sang Lusitanien fut considéré comme la race de prédilection pour la guerre, la parade et la haute école. Cheval polyvalent, il excelle par sa maniabilité et son courage devant le taureau, mais aussi dans les disciplines olympiques en dressage (par exemple avec Orphée présenté dans l'équipe de France de dressage à Barcelone); en attelage à 4 mené par Félix Brasseur (classé champion du monde en 1996) ; en obstacle avec les magnifiques résultats de Novilhero ; en horseball où les Lusitaniens ont été classés vice champion européen de la discipline en 1993, 1994, 1995 et classés 3ème en 1996. Cheval très complet, le Lusitanien est très recherché : sa rusticité, son endurance, sa sûreté de pied et son caractère en font un cheval d'extérieur extraordinaire. Sa souplesse, son confort, son énergie, sa grande mobilité le prédestine pour l'instruction. Grâce à la beauté du modèle et ses grandes capacités d'apprentissage, il est aussi l'une des races préférées des cascadeurs et des dresseurs du cirque et du spectacle.




Homère, dans l'Illiade, le considérait comme invincible à la course. 400 ans plus tard, Xénophon contait les exploits des cavaliers ibères contre les Athéniens. Les Espagnols étaient réputés pour leur cavalerie. Tite Live précise que les cavaliers ibériques aimaient défier à cheval les taureaux sauvages. Au 7ème siècle, les Arabes magnifiaient les chevaux des Espagnols. L'Espagne de l'époque comptait deux races chevalines : les Galiciens et Asturiens, des chevaux rustiques qui vivaient dans les cordillières du Nord ; et les "Genets d'Espagne", chevaux des plaines du Sud autour des fleuves Guadalquivir et Tage.

A la Renaissance, les écuyers italiens chercheront à retrouver l'équilibre des Genets d'Espagne en les croisant avec leurs chevaux lourds. Ils créèrent les premières académies équestres et élaborèrent les principes de la Haute Ecole. La Guérinière parle du pur-sang Lusitanien en termes élogieux : c'est le premier cheval de manège par son agilité, ses ressorts et sa cadence naturels. Hélas, la Révolution dispersera les étalons espagnols du Haras du Roi de France. En Espagne, les guerres de l'Empire engendreront des troubles économiques et politiques qui feront tomber dans l'oubli le pur-sang Lusitanien. Il disparaîtra presque des élevages. Seuls la tradition et le folklore l'empêcheront de s'éteindre.

Au 19ème siècle, le Lusitanien est peu à peu remplacé par le pur-sang Arabe et le pur-sang Anglais comme cheval de croisement, sans y gagner en docilité, il faut bien le reconnaître ! Michel Henriquet avoue que le pur-sang Lusitanien est le cheval le plus équilibré, le plus confiant, le plus généreux et le moins rigide. C'est le cheval du monde le plus propre au rassemblé. Polyvalent, il peut être monté entier, même parmi des juments. Il est sociable avec tous, et dénué de cette fébrilité propres aux chevaux proche du sang anglais.

Malheureusement, les Espagnols et les Portugais les dédaignent en compétition. John Whitaker a été champion d'Angleterre de complet avec Novilheroa. Attelage, horse-ball, CSO, son caractère docile lui permet de s'adapter à toutes les disciplines. C'est grâce à la sélection dont il a fait l'objet que les cavaliers tauromachiques sortent vivants des arènes ! Le pur-sang Lusitanien se résume en quatre mots : noblesse, souplesse, équilibre et maniabilité.

Mon expérience d'un Lusitanien nommé Nahir : C'est un cheval qui vous rend bon. Il accepte les aides avec le plus de facilité et corrige vos défauts de mains. Sa bouche est exceptionnelle. Nahir était un entier lusitanien de 12 ans, je l'ai sorti en promenade avec d'autres chevaux (juments et hongres), il n'a jamais levé une oreille ou sauté sur une jument. Ses ruades déplaçaient peu. Son équilibre sur les hanches était impressionnant, en une heure il vous faisait comprendre les aides du piaffer et du passage. Il se déplaçait avec énergie et cette constante envie de se porter naturellement en avant.

300 à 400 poulains naissent chaque année en France. Il y a environ 100 étalons et 600 juments pour renouveler la race. Utilisé au siècle dernier comme cheval de guerre, apprécié pour sa maniabilité et sa docilité, le pur-sang Lusitanien est tombé dans l'indifférence, les cavaliers lui préférant des chevaux de sport. Il faut aussi reconnaître qu'en dehors de la côte méditerranéenne, les qualités du pur-sang Lusitanien dans le travail du bétail n'avaient que peu de chances de s'exprimer ! Il n'y a pas à proprement parlé d'équitation ibérique comme il existe une équitation western, mis à part la Doma Vaquera (qui reste très confidentielle).

Le Studbook a été créé en 1966. Différentes lignées ont donné des chevaux plus ou moins grands. Les lignées Alter et Veiga ont créé des chevaux de petite taille, plus proches des 1m55, alors que les lignées Andrade et Fonte Boa donnent des produits plus grands. Les pur-sang Lusitanien "Alter Real" sont les chevaux des rois par excellence, ils ont été sortis de l'incognito par Nuno Oliveira. Ils sont généralement bais et se retrouvent fréquemment dans les carrousels. Le modèle "Andrade" est plus lent dans ses allures et aussi plus grand que le précédent. Le modèle "Coudeleria Nacional" est le plus répandu au Portugal, il manque souvent de finesse. Pour terminer, le quatrième modèle est le "Veiga" qui est un cheval équilibré, fin, nerveux et racé. C'est sans doute le plus apprécié. Un grand merci à Marie SAM, ma collaboratrice, cavalière amazone, pour ces quelques précisions.

Le pur-sang Lusitanien se reconvertie dans la tauromachie et le dressage. Constance Menard-Laboute s'est distinguée lors du Grand Prix de Dressage de Grenoble par une 3ème place sur un pur-sang Lusitanien.


Caractéristiques du Lusitanien
* Type : bréviligne.
* Taille moyenne : 1m59 à 1m70.
* Tête : Petite avec un profil rectiligne, très expressive.
* Encolure : Un peu épaisse, bien attachée et rouée.
* Garrot : Mal attaché et un peu saillant.
* Dos : Court et droit.
* Croupe : Arrondie avec une queue attachée bas.
* Crinière et queue : abondantes et fines.
* Epaules : Correctement inclinées.
* Membres : Bras et cuisses longs, articulations solides.
* Robe : grise, baie, noire, alezane, crème, palomino, ou isabelle. Par sélection, les élevages se sont répartis les robes. Ainsi on trouve des crèmes venant de l'élevage Delgado, des palominos venant de l'élevage Luis Valencia et des isabelles de la cavalerie Alexis Gruss. Le pur-sang Lusitanien peut être inscrit au studbook portugais ou au studbook français agréé par le Portugal.
Les chevaux pies ou mouchetés ont été écartés de la reproduction, mais les tableaux montrant nos illustres ancêtres nous ont prouvé qu'ils possédaient des chevaux d'origine lusitanienne ou andalouse de couleurs. Les temps changent...
# Posté le samedi 25 février 2006 10:30
Modifié le samedi 25 février 2006 10:45