LIPIZZAN

LIPIZZAN
Origine:
Le Lipizzan a été créé il y a plus de quatre siècles par la cour impériale d'Autriche. Son nom vient de “Lipizza”, petit village situé actuellement en Slovénie où fut créé, en 1580, le premier haras qui devait fournir les chevaux à la prestigieuse Ecole Espagnole de Vienne. Le Lipizzan est issu du croisement de chevaux espagnols, italiens et arabes. Six lignées d'étalons et 18 familles de juments, sélectionnées aux 18 ème siècle, constituent la base de l'élevage Lipizzan.

Morphologie :
Le Lipizzan est un cheval énergique et robuste, de taille moyenne (1,55m à 1,67m). Il a une tête expressive, une encolure haute et puissante, un garrot peu marqué, une épaule longue et musclée, une croupe ronde et massive, une ossature puissante et des membres bien trempés. Sa robe est gris clair tirant vers le blanc à l'âge adulte. Sa longévité est supérieure à la moyenne et dépasse parfois 30 ans.

Zone d'élevage :
Le premier élevage français de Lipizzan a été fondé vers 1960 par Mr Bellon avec des chevaux importés du haras autrichien de Piber. Le Lipizzan est un cheval rare, maintenu en race pure. On compte environ une vingtaine de naissances par an. Les chevaux des éleveurs français ont pour origine les haras traditionnels d'Europe Centrale. Sont inscrits au Stud-Book français les Lipizzans qui naissent en France et les Lipizzans étrangers dont les documents d'origine sont conformes.

Aptitudes et utilisations :
Le Lipizzan est un cheval polyvalent, intelligent, au caractère affirmé. Il est généreux et proche de l'homme. Ces qualités en font un remarquable cheval de loisir. Ce sont de remarquables chevaux d'attelage. Les hongrois se sont illustrés en compétitions internationales à quatre chevaux. Les meneurs français P. Greffier et J.C. Grognet ont également connu des succès avec leurs Lipizzans. Le Lipizzan excelle en dressage, particulièrement en haute école. Il est la monture exclusive des écuyers de l'Ecole Espagnole de Vienne.


Une grande partie de l'héritage du Genet d'Espagne (cheval aujourd'hui disparu) se retrouve dans le Lipizzan. Il faut reconnaître que les qualités du Lipizzan actuel sont dues à celles que son ancêtre lui a données. Sans lui, le Lipizzan n'aurait pas évolué jusqu'à devenir cette race noble tenue en si haute estime. Le nom de Lipizzan vient du haras de Lipizza (ou Lipica), situé sur le plateau de Karst dans le Nord-Ouest de la Slovénie, qui était autrefois italien. Les origines du Lipizzan remontent en 711, à l'invasion de l'Espagne par les Maures. Ceux-ci occupèrent la péninsule ibérique avec leurs chevaux arabes et berbères (barbes). Ils les croisères avec des chevaux lourds du vieux type Espagnol (Genet), et créèrent l'Andalou, le principal géniteur du Lipizzan.


En 1564, l'archiduc Charles II de Habsbourg hérite de l'Empire austro-hongrois, et Lipizza fait partie de ses possessions. Charles II, épris d'équitation, veut les meilleurs chevaux pour exécuter les difficiles figures de Haute Ecole. Il fonde son haras en 1580 et importe les meilleurs étalons et juments que l'Espagne peut lui fournir. Son but est de remplir ses écuries et de ne plus déprendre de l'Espagne. Le haras de Lipizza se peuple des plus fières lignées, et comme il est coutume de donner le nom de la région natale à un cheval, les poulains nés à Lipizza s'appellent tout naturellement Lipizzans. On retrouve dans la patrimoine génétique du Lipizzan toutes les qualités des chevaux espagnols : noblesse, tempérament affectueux, sensibilité, agilité et courage. Son arrière-main très puissante lui permet d'exécuter les airs de manège les plus éprouvants, et ses allures relevées et cadencées sont une des principales exigences de l'équitation académique de l'époque. De plus, ces qualités de cheval de manège ne sont pas altérées par l'apport de sang oriental.

Dès lors, il ne reste plus à l'archiduc Charles II qu'à créer l'Ecole Espagnole de Vienne en 1572 pour offrir à la noblesse de l'époque une excellente instruction dans l'art équestre. D'ailleurs, subsiste de ces temps de gloire un superbe manège en bois construit en 1735, qui est toujours en place actuellement. Au cours des siècles, les chevaux Lipizzans seront croisés avec des races allemandes, italiennes et napolitaines, danoises et arabes. A la chute de l'Empire austro-hongrois, le haras de Lipizza est déplacé à Piber en Autriche. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les chevaux furent évacués vers l'Allemagne pour éviter que l'armée Russe ne s'en empare. De nos jours, les Lipizzans sont élevés à Lipizza, Piber et Babolna, ainsi qu'en Italie, République Tchèque, Roumanie et Slovaquie.


Le Lipizzan est presque exclusivement réservé à la Haute Ecole. A Vienne, les présentations de gala font toujours salle comble, et l'Ecole effectue des tournées mondiales qui déplacent les foules en masse. Le Lipizzan est une race tardive, 7 ou 8 ans, et il coutume de ménager les chevaux avant cet âge. 7 autres années seront nécessaires pour dresser un Lipizzan aux airs exigents de la Haute Ecole, et lui faire acquérir force et maturité physique. La race jouit d'une bonne longévité, et les étalons sont à leur top jusqu'à 20 ans au moins. Dans le Lipizzan moderne, on retrouve encore les lignes courbes de l'ancien Genet d'Espagne, qui lui donnent une prestence harmonieuse très appréciée.

Caractéristique du Lipizzan.
* Tete : Allongée et noble
* Oreilleis : alertes et pointues.
* Yeux : Grands et expressifs.
* Profil : Convexe et aristocratique.
* Naseaux : Ouverts et mobiles.
* Encolure : Forte et arquée, bien attachée.
* Epaules : Inclinées.
* Garrot : Large et un peu prohéminent.
* Dos : Plutôt long, fort et bien fait. Parfois, légèrement creux.
* Reins : Larges et solides.
* Arrière-main : Forte, arrondie et très musclée.
* Queue : Port noble.
* Membres : Résistants.
* Pieds : Plutôt petits et bien faits.
* Robe : Généralement grise, s'éclaircissant avec l'âge. Un Lipizzan bai est conservé à l'Ecole Espagnole de Vienne pour rappeler le lignage de la race. Peut aussi être bai, noir ou rouan.
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# Posté le samedi 25 février 2006 10:14

APPALOOSA

APPALOOSA
Origine:
Le cheval Appaloosa est une race dont l'appellation date de 1938. Il est issu des quelques deux cents chevaux survivants de la tribu des indiens Nez-Percés. Le cheval Appaloosa doit avoir au moins un parent appaloosa régulier, le deuxième parent pouvant être ou un Quarter Horse ou un pur-sang anglais inscrit au Jockey Club ou un pur-sang arabe inscrit à l'Arabian Horse Association. Reconnu en France depuis 1997, le cheval Appaloosa, parallèlement à son certificat d'origine américain, possède un livret SIRE du registre français de l'Appaloosa.

Morphologie :
Suite aux croisements effectués avec les races autorisées, les modèles peuvent varier ; mais le cheval Appaloosa a gardé de nombreux traits de ses origines : un squelette fort en os, une musculature développée, des crins peu fournis, une taille de 1m42 à 1m63 au garrot. L'encolure allongée et bien attachée porte une petite tête aux ganaches prononcées, les membres sont droits avec des canons courts. Souvent reconnu à sa robe colorée, il peut toutefois être de robe unie, la couleur n'étant qu'une des quatre caractéristiques de la race. Pour recevoir un enregistrement régulier, le cheval Appaloosa doit présenter au moins une des deux caractéristiques principales (robe colorée ou dépigmentation de la peau), associée à au moins une des deux caractéristiques secondaires (oeil cerclé de blanc ou sabots striés).

Zone d'élevage :
Le berceau de la race se trouve aux États-Unis, dans les états de l' Idaho et de Washington, au long de la rivière Paloose, au bord de laquelle les Nez-Percés élevaient plus particulièrement leurs chevaux. En France, l'élevage appaloosa est bien représenté en Limousin et en Bretagne avec 17 juments appaloosas saillies pour 3 étalons agréés en 98 et 22 juments saillies pour 5 étalons en 99 (Pompadour), 13 juments saillies pour 3 étalons en 98 et 17 juments saillies pour 5 étalons en 99 (Hennebont). Vient ensuite le Sud : 21 juments saillies pour 4 étalons en 99 (Uzès).

Aptitudes et utilisations :
Cheval de compétition ou cheval de loisir, le cheval Appaloosa est le cheval polyvalent par excellence. De la carrière de compétition au chemin de forêt, son mental exceptionnel fait merveille : ses réelles capacités physiques et sa nature robuste, son caractère docile et sa robe colorée en font une monture unique. Le cheval Appaloosa randonne en toute sécurité ; à la ferme, il participe au travail sur le bétail et au transport des charges ; en compétition, il brille dans toutes les disciplines : équitation anglaise, équitation western, endurance, dressage, courses, attelage, etc. Cheval au grand c½ur, il s'ajuste aussi bien à la conduite d'un enfant, d'un cavalier débutant ou d'un compétiteur exigeant.
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# Posté le samedi 25 février 2006 10:08

ANDALOU ou PURE RACE ESPAGNOL

ANDALOU ou PURE RACE ESPAGNOL
Pays d'origine :
Espagne

Origine Historique :
Le Pure Race Espagnol ou l'Andalou ainsi que le Lusitanien sont tous deux issus d'une très vieille lignée (quatrième millénaire avant J.C.). Grecs et Romains les utilisaient pour la guerre et pour la parade.
Du XII° au XVII° siècle, le Pur Race Espagnol (Andalou) a diffusé son sang dans le monde entier, accompagnant les conquérants tant du nouveau monde (donnant naissance à diverses races telles que quarter horse, races américaines et sud américaines) que de l' Europe (Frison, Lippizan, Hackney, Alter Real etc.).
En 1571, Philippe II fonde les écuries royales de Cordoue, jetant les bases de l'élevage Pur Race Espagnol (Andalou).
Depuis le XV° siècle, les Pur Race Espagnol (Andalou) furent soigneusement sélectionnés et élevés afin de sauvegarder la pureté de la race.
Les lignées préservées par les moines Chartreux sont demeurées les plus pures (Cartujano).
Certains éleveurs espagnols, conscients de ce patrimoine historique, se sont employés depuis une vingtaine d'années à le remettre en valeur, tel que DON ALVARO DOMECQ, directeur de la "Real escuella andaluza del arte ecuestre".

Description :
Taille: à partir de 1,52 m pour les étalons et 1,50 pour les juments
Robes : la robe blanche prédomine mais on trouve des PRE bais, bai brun,noir....

caractère et tempérament:
Fier, intelligent et même fougueux le Pur Race Espagnol (Andalou) est pourtant gentil et docile.
C'est un cheval qui aime travailler et apprend rapidement.

Conformation :
De conformation compacte, le Pur Race Espagnol (Andalou) est un cheval élégant et magnifique. Sa tête est longue avec de grands yeux expressifs et de petites oreilles.
Le nez est arrondi.
Les crins de la crinière et de la queue sont luxuriants, fournis et soyeux.
Les épaules sont musclées, le dos court et la queue attachée bas.
De longueur moyenne, les membres sont bien dessinés et robustes.


C'est l'une des plus anciennes races au monde, et aussi l'une des plus pures. L'Andalou est resté semblable au cheval préhistorique découvert sur les parois des grottes espagnoles. Toutes les lignées descendent d'un seul et même type primitif qui existe encore de nos jours : le Sorraia. Dérivé du Tarpan, le Sorraia, avec son cousin le Garrano, influença largement l'évolution du Genet d'Espagne, qui servit de base à l'Andalou.

Avant le Moyen Age, et sous l'Empire Ottoman, la totalité de la péninsule ibérique s'appelait Andalousie : tous les chevaux qui en étaient issus étaient des Andalous. L'Andalou est une race qui modifia de nombreuses autres, notamment les races américaines, lorsque les conquistadors l'emmenèrent avec eux. En Espagne, autour des villes de Jerez de la Frontera, Séville et Cordoue, il est tenu en haute estime.

L'Andalou a toutes les qualités pour faire un bon cheval de guerre. Il est résistant, d'un aimable tempérament, et il est porteur. Il fallait bien cela pour supporter le poids d'un homme en armure, comme Babieca, le cheval du Cid, qui était un Andalou. C'est ainsi que la race fut croisée avec des chevaux plus lourds, pour lui donner de la portance. Mais, ces croisements amenèrent une détérioration des précieuses qualités d'ardeur, de fierté, de docilité, ainsi qu'une altération de sa conformation et de son port noble.

Napoléon, dans ses campagnes ibériques, pilla le meilleur du cheptel et faillit provoquer l'extinction de la race. Mais, les moines chartreux de Castello, de Jerez et de Séville, appelés Cartujos, sauvèrent les meilleurs qui avaient échappé aux pillages. Ces moines élevaient les Andalous avec le plus grand soin depuis le 15ème siècle. Leur connaissance de la race parvint à maintenir une continuité dans les lignées. De nos jours, les ancêtres de la plupart des meilleurs chevaux remontent aux lignées des moines chartreux.

L'affection que l'Andalou porte aux hommes n'est pas un vain mot. C'est d'ailleurs un trait important dans son caractère, en plus de la docilité, du courage, de la fougue et de la noblesse. Les enfants peuvent sans crainte le monter. L'Andalou est surtout utilisé lors de manifestations et des corridas. Face au taureau, il se révèle agile et puissant, il n'est pas effrayé par la masse noire de son adversaire bovin. L'Andalou s'est bien répandu aux Etats-Unis et un peu moins en France et en Angleterre. Les meilleurs sujets sont gardés jalousement en Espagne.

Caractéristiques de l'Andalou
* Taille moyenne : 1m60.
* Tête : Convexe ou rectiligne.
* Oreilles : Petites avec les pointes tournées vers l'intérieur.
* Yeux : Grands, magnifiques et très expressifs. Ils montrent de la fierté et de la douceur.
* Encolure : Puissante, rouée et bien attachée.
* Crinière et queue : Luxuriantes, souvent ondulées. Jadis, les cavaliers laissaient les crins aller jusqu'au sol.
* Poitrail : Large et profond avec des épaules placées en arrière.
* Dos : Droit et assez court.
* Rein et arrière-main : Puissants et musclés.
* Membres : Elégants et robustes avec des canons courts.
* Robe : Souvent grise pommelée ou truitée, mais aussi baie, noire, alezane et rouanne.
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# Posté le samedi 25 février 2006 09:41
Modifié le samedi 25 février 2006 09:54

ARABE

ARABE
C'est une des races les plus anciennes. Son origine se mêle à l'histoire. Salomon, les pharaons et Mahomet l'avaient déjà remarqué. L'Arabe fut introduit en France au 8ème siècle lorsque Charles Martel battit les Arabes à Poitier. Les croisades furent également motifs à ramener ce petit cheval. Napoléon ne montait que des Arabes, et il fallait bien un cheval de cette endurance pour porter par monts et par vaux l'Empereur des Français !!! Sur ses recommandations, il fut élevé en race pure et s'étendit peu à peu en France. 1m48 à 1m56 au garrot, sa robe est généralement alezane, baie ou grise. Il a une poitrine large et un rein court, une croupe harmonieuse et une queue attachée haut. Ses membres sont fins et secs.

Ses yeux sont grands et expressifs. Son chanfrein est rectiligne ou concave, ses oreilles courtes, et ses naseaux très ouverts. Son encolure est longue et épaisse, et ses crins soyeux. Les propriétaires d'Arabes ont coutume de tondre le passage de têtière de leurs chevaux sur la largeur d'une main pour mettre son encolure en valeur. Résistant, endurant et attachant, c'est un cheval de loisir très doué pour les raids d'endurance. Il a prouvé des aptitudes en dressage et en saut d'obstacles. En France, il n'est pas encore considéré comme un cheval de show. Il est l'améliorateur de nombreuses races de chevaux de trait et chevaux de sang, dont l'Anglo-Arabe, ainsi que des races de poneys.

Certains diront que l'Arabe est un cheval fragile de par sa constitution, mais il cache un caractère "chaud et vif" ainsi qu'une envie de se porter en avant qui lui donne souvent mauvaise réputation. Pour des spécimens particulièment chauds, il convient de leur trouver des cavaliers expérimentés. Une fois encadré par une personne de métier, l'Arabe se révèle avoir un coeur d'or. L'entretien d'un Arabe ne coûte pas plus cher que celui d'un autre cheval de selle.
Quelques sites dédiés au cheval Arabe :
Le site québéquois du cheval Arabe : www.ACAQ.com
Pour en savoir plus... www.handicheval.ch/corps/chevaux/detailraces/arabe.htm
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# Posté le samedi 25 février 2006 09:38

ALTER REAL

ALTER REAL
La race fut créée par la maison royale portugaise de Bragance en 1748 grâce à 300 juments andalouses venant de Jerez de la Frontera. Un haras fut fondé à Vila de Portel dans la province d'Alentejo par le roi Jean V. En 1751, son fils le transféra à Alter do Chao (qui donna son nom à la race Alter Real, Real signifiant Royal). Il acheta aussi une quarantaine de juments Andalouses, et quelques juments natives de la région d'Alentejo pour les ajouter au haras. L'Alter Real a des actions relevées et étendues comme le Lipizzan ou le Lusitanien. C'est d'ailleurs une sous-branche de l'Andalou. Au 18ème siècle, l'Alter Real était élevé en race pure parmi les meilleurs écuyers portugais tel le Marquis de Marialva, qui inspira à Manoel Carlos de Andrade son traité d'équitation "Luz da Liberal e Nobre Arte de Cavalaria". Ce recueil est une véritable bible d'équitation comme celle de La Guérinière. On y retrouve aussi les premières représentations de l'Alter Real.

La race a des dispositions pour faire un très bon cheval de manège. Malheureusement, en 1812, les guerres Napoléoniennes mettent à sac le haras de Alter, les meilleurs chevaux sont volés, et le reste est croisé avec des sujets Arabes, pur-sang Anglais, Marocains, Normands, Anglo-Arabes et divers Orientaux. Le déclin est commencé. D'autres croisements furent effectués avec des Hanovriens pour créer une race de chevaux carossiers, mais cela ne fit que dégénérer le cheptel déjà très réduit. En 1910, le haras de Alter passe sous le contrôle de l'Etat après la proclamation de la République et le retrait de la maison royale portugaise de Bragance. En 1938, les 2 derniers étalons purs Alter sont vendus aux enchères...

Cela aurait pu sceller le sort de l'Alter Real, mais un homme, Ruy Andrade, éleveur célèbre, décide de sauver ce magnifique cheval. Grâce à des sujets au caractère Alter Real prononcé récupérés dans les haras nationaux, la reconstruction de la race commence en très forte consanguinité avec 15 poulinières non arabisées et seulement 3 vieux étalons bais : Regenor, Vigilante et Marialva II. En 1970, des poulinières possédant 75 % de sang Alter Real, et appartenant à Antonio Picao Caldeira, sont incorporées au programme de sauvetage. Quelques étalons de sang Veiga ou provenant des haras nationaux font aussi la monte. Les descendances des 2 étalons Regedor et Marialva II sont très importantes, ils représentent 2 des 6 grands chefs de lignées du Lusitanien actuel. En 1960, tous les reproducteurs Alter Real subissent des tests de dressage. Ils prennent leur quartier à l'Ecole Portugaise de l'Art Equestre de Queluz et y présentent le carrousel au Palais Royal.

L'Alter Real est le plus souvent bai, un beau bai brillant caractéristique. En 1942, les reproducteurs étaient tous bais à l'exclusion de 3 juments (une grise et deux alezanes). En 1989, sur 354 étalons Alter Real, inscrits au Stud-Book portugais du Lusitanien, ils étaient tous bais (sauf 10 alezans, 7 gris et 1 noir). Les efforts de sélection ont permis de retrouver le type espagnol d'origine. L'introduction de 2 étalons gris a ramené cette robe au caractère dominant. Grâce au travail de Ruy Andrade, les caractéristiques si célèbres de l'Alter Real ont pu être sauvegardées. Le cheval se distingue par ses lignes pures d'une rare beauté, son énergie et ses allures harmonieuses. Il est généreux, intelligent, docile et fait preuve de finesse. L'Alter Real excelle en Haute Ecole et en dressage grâce à son équilibre sur les hanches et à ses prédispositions pour les airs rassemblés et relevés (piaffer et passage). Quelques sujets sont fébriles et ombrageux, caractères hérités d'une forte consanguinité, et nécessitent des cavaliers expérimentés, mais la plupart sont aussi dociles qu'un Lipizzan ou un Lusitanien. Il est même possible de faire une comparaison entre le sort de l'Alter Real et celui du cheval de Lipizza, qui dû aussi sa survie à quelques passionnés. De nos jours, l'Alter Real est un cheval de spectacle et de selle. Il est aussi employé par l'armée. Quelques regrettables apports de sangs étrangers ont laissé des traces, mais l'Alter Real est plein de qualités.

Caractéristiques de l'Alter Real :
* Taille moyenne : 1m55 à 1m60.
* Tête : Assez petite.
* Profil : Rectiligne ou légèrement convexe.
* Oreilles : De longueur moyenne.
* Yeux : Expressifs avec un rien d'arrogant.
* Encolure : Forte, arquée et s'effilant vers la gorge.
* Poitrail : Large.
* Corps : Fort.
* Croupe : Musclée.
* Membres : Fins, robustes et résistants, surtout au niveau des cuisses.
* Pieds : Assez petits, mais bien faits.
* Robes : Presque toujours baie, mais aussi grise.
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# Posté le samedi 25 février 2006 09:34