CRIOLLO

CRIOLLO
Lorsqu'il aborda pour la première fois en Amérique, à la fin du XVème siècle, Christophe Colomb ne trouva pas un seul cheval sur place. Aussi décida-t-il d'en importer d'Espagne dès sa seconde expédition. Le 28 novembre 1493, il débarqua une vingtaine de chevaux à Hispaniola.

Ce sont les espagnols qui, en débarquant au 16ème siècle sur le Nouveau Monde, créèrent les conditions favorables à l'apparition d'une nouvelle race équine. Les conquistadors étaient accompagnés de leur chevaux Barbes et Arabes. Ces sujets avaient dans leurs veines du sang Sorraia. Au cours des conquêtes et de la découverte de l'Amérique, des chevaux apportés par les espagnols retournèrent à la vie sauvage. A l'époque, le continent était vaste et il n'y avait pas d'équidés. Les chevaux sauvages prospérèrent pendant 300 ans dans les vastes pampas. Leur patrimoine génétique se mêla pour donner le Criollo argentin, une race rustique, capable de supporter les températures extrêmes d'Amérique du Sud.


La sélection naturelle fit le reste. Les Criollo sont le plus souvent louvets, une robe qui lui permettait de passer inaperçu dans les plaines sablonneuses et les pâturages brûlées par le soleil. Les plus forts survécurent alors que les prédateurs se chargeaient des inadaptés. Les gauchos sud-américains adoptèrent le Criollo pour travailler le bétail. Le Criollo est résistant, frugal et solide. C'est une monture rapide capable de supporter les pires conditions. Ils se reproduisent maintenant par sélection et doivent satisfaire à des tests pour être autoriser à avoir une descendance. L'une de ces épreuves consiste à parcourir 750 kms en 15 jours avec 108 kgs sur le dos, avec juste ce que la nature leur donnera comme nourriture.


Les Criollo vivent en semi-liberté ou dans des grands enclos. Tous les sujets de cette race ont la même base génétique bien que plusieurs types aient émergés dans toute l'Amérique du Sud. De nos jours, le Criollo est encore utilisé pour le travail du bétail. Il se distingue aussi en endurance. En le croisant avec un Pur-sang, le Criollo engendre le fameux poney de polo argentin.


Un site sur le cheval Criollo : www.justacriollo.com



Caractéristiques du Criollo
* Taille : 1m42 à 1m53.
* Profil : Rectiligne ou convexe.
* Tête : Longue.
* Front : Large.
* Oreilles : Longues et rapprochées.
* Yeux : Vifs.
* Encolure : Longue et musclée.
* Epaule : Inclinée et musclée.
* Garrot : Proéminent.
* Dos : Court et droit.
* Reins : Forts.
* Croupe : Arrondie.
* Membres : Solides, avec une bonne musculature et une bonne ossature.
* Robe : Toutes les robes sont admises, mêmes les zébrures sur les jambes et le garrot. Une raie de mulet apparaît souvent.
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# Posté le samedi 25 février 2006 09:31

Michel Eyquem de Montaigne, moraliste français (155-1592)

Je ne démonte pas volontiers quand je suis à cheval, car c'est l'assiette en laquelle je me trouve le mieux, et sain et malade. Platon la recommande pour la santé ; aussi dicte Pline qu'elle salutaire à l'estomac et aux jointures
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# Posté le samedi 25 février 2006 09:25

lusitanien

lusitanien
cheval lusitanien faisant partie de l'équipe du Portugal lors du championnat européen d'équitation de travail 2003
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# Posté le mercredi 22 février 2006 15:36
Modifié le samedi 07 juillet 2007 04:49

BARBE

BARBE
Originaire de Berbérie, c'est-à-dire d'Afrique du Nord, le cheval barbe a connu une prodigieuse carrière. En traversant la Méditerranée, il a donné aux chevaux ibériques une partie de ses qualités, qui ont été ensuite transmises jusqu'aux Amérique, grâce aux conquistadors espagnol. En traversant le Sahara, il a laissé son empreinte dans les cheptels équins d'Afrique Noire. Cette migration se poursuit encore de nos jours : les Européens apprécient les qualités de rusticité et d'endurance du barbe et les Africains remontent leurs cavaleries de prestige avec les chevaux du Maroc.

Origine:
Déjà appelé cheval de Barbarie par les auteurs Romains il y a plus de 2000 ans, le Barbe a toujours été élevé par les tribus nomades (de la Libye au Maroc en passant par la Tunisie et l'Algérie) et depuis longtemps en France. Physiquement très endurant et supportant sans peine toutes les privations, il quitta très tôt les pays du berceau de race pour rayonner en Italie, Espagne et France sous la selle de guerriers mal connus donc désignés sous le nom de barbares qui fut aussi attribué aux chevaux Barbes. Mariée aux chevaux arabes à l'arrivée des tribus arabes venues de l'Est apportant l'islam au Maghreb, la race barbe a un frère, l'Arabe-Barbe, cheval plus sportif qui partage son nom et ses registres généalogiques, possédant comme elle un mental exceptionnel, calme et explosif à la fois. Son énergie devenue légendaire est toujours très simple à canaliser.

Morphologie :
Trois types principaux : le barbe des plaines littorales riches, celui des montagnes, celui des hauts plateaux et de la limite nord du Sahara. On le trouvera plutôt alezan et gris en Tunisie, plutôt gris en Algérie, plutôt gris et bai au Maroc avec toutes les variantes de ces familles de robe. Pas toujours très élégant, il est toujours efficace et agréable à monter. Des sabots plutôt petits, cylindriques et durs, des canons courts (18cm minimum de circonférence chez l'adulte), un dos court parfois tranchant, une croupe “en pupitre”, une encolure courte, le Barbe a une morphologie de cheval porteur et efficace. Lymphatique au repos, il bouillonne dès qu'on le sollicite, c'est un faux tempérament froid allié à une véritable intelligence. Si la morphologie idéale du Barbe est précisée, celle de l'arabe-barbe ne peut l'être. Elle est fonction du pourcentage de sang arabe de chaque individu, lui même fonction de l'usage auquel on le destine (sport, endurance, obstacle, dressage, attelage, polo etc...). Ce cheval complet convient à tout.

Zone d'élevage :
On trouve le Barbe dans tout le Maghreb d'où il est arrivé à pied en France par l'Espagne et en bateau plus tard à Sète et Marseille. Dans l'antiquité, il gagnait déjà en bateau l'Italie, la France et les îles méditerranéennes. Très apprécié dans le Sud-Est de la France où il a “débarqué” en premier, il y est encore élevé en nombre dans les circonscriptions d'Uzès et d'Annecy. Son élevage s'est développé sur un axe sud-est nord-ouest et a gagné aujourd'hui la Bretagne et le nord-est.

Aptitudes et utilisations :
• A l'origine, il était utilisé comme cheval de guerre par les numides, par Jules César pour la guerre des Gaules, par les arabes pour envahir l'Espagne et plus récemment par l'armée allemande pour gagner Moscou avec des barbes réquisitionnés en Tunisie par Rommel. Endurant, sobre, frugal, résistant à toutes les variations climatiques, c'est un cheval d'extérieur et de loisir par excellence, monture rêvée pour le tourisme équestre et l'endurance, qui sont héritiers des longues campagnes et des raids militaires.
• C'est le cheval de dressage favori des rois de France. Il fut utilisé par Louis XIII entre autres, recommandé par A. de Pluvinel et La Guérinière. Les aptitudes de nombreux barbes au dressage sont indéniables aujourd'hui.
• Ce fut la monture des Spahis dans un passé récent. Ce corps d'élite doit une grande partie de sa réputation à la qualité de ces chevaux.
• Aujourd'hui, il est encore utilisé à l'obstacle par les adultes et les enfants de toute l'Afrique du Nord.
• Il excelle à l'attelage dans toutes les villes et campagnes du Mahgreb. Cette utilisation doit se développer en France.
• Il présente d'extraordinaires facultés d'assimilation de ce que l'on veut lui enseigner et il est vraiment dans son élément comme cheval de spectacle. C'est un sportif polyvalent, plus qu'un décathlonien, dépassant systématiquement et largement la moyenne dans toutes les disciplines, le large éventail de ses possibilités n'est pas encore totalement exploité.


Le cheval Barbe a joué un rôle important en Europe occidentale, tout spécialement en Angleterre à partir du XVI siècle.
C'est à Henri VIII, le contemporain de François 1er et de Charles Quint, que le Prince de Mantoue offrit plusieurs juments de cette race qui furent mises à la reproduction au Haras d'Eltham.
Les cours européennes utilisaient des chevaux napolitains et andalous qui se prêtaient bien au dressage. Le Barbe cheval d'extérieur par nature, se révéla capable de les concurrencer sur leurs propres terrains, tant son équilibre naturel était bon. Aussi Henri VIII, puis ses successeurs, multiplièrent-ils ce cheval dans les îles Britanniques.

En France, c'est à propos du roi Henri III que l'on cite pour la première fois, au plus haut niveau, le cheval barbe. Cest en effet sur un Barbe qu'il quitta Cracovie, ou il était alors roi de Pologne, pour regagner Paris, lorsque la mort de son frère Charles IX, en 1574, lui laissa le trône de France.

Mais Henri IV va être le premier souverain Français à s'intéresser vraiment aux chevaux barbes et à leur élevage.

Antoine de Pluvinel, Grand Ecuyer du Roi avait découvert cette race en Italie et l'avait introduite dans les écuries du roi : il employait plusieurs Barbes dans son Académie Equestre, et c'est sur un Barbe appelé "le Bonnitte" qu'il fit faire au dauphin, le futur Louis XIII, son éducation équestre.

Dans "Le Manège Royal", dont il était l'auteur, plusieurs gravures représentent "le Bonnitte". Le Grand Ecuyer en parlait en ces termes: " c'est le cheval le mieux dressé de la chrétienté, et il est le parangon de tous les chevaux de manège du monde, tant par sa beauté, que pour aller parfaitement, de bonne grâce, jusque terre à terre et à courbettes.
On lui trouve beaucoup de nerf, de légèreté et d'haleine ; il réussit parfaitement aux allures relevées et dure longtemps. A n'en point douter, le fameux "cheval blanc" qu'Henri IV montait dans les grandes occasions, était un Barbe !"

En Angleterre, Olivier Cromwell, bien qu'opposé aux courses, pratiquait l'élevage, et possédait des juments Barbes qu'il faisait couvrir par l'étalon du Général Fairfax, le fameux " Marocco Barb". En 1650, après le rétablissement de la monarchie, Charles II envoya ses écuyers acheter d'autres juments orientales : ce sont les fameuses "Royale Mares et Barb Mares".

Le Barbe continue, par ailleurs, à alimenter les écoles d'équitation. Le duc de Newcastle, le célèbre auteur de la "Méthode Nouvelle et Invention Extraordinaire de dresser les chevaux" exprime toute l'estime qu'il porte à cette race : il nous dit que le barbe est son cheval préféré, il lui donne cette préférence "pour le modèle, la force, son naturel agréable et sa docilité. "

En France, sous Louis XIV de nombreuses juments Barbes achetées à Moulay Ismaïl sont mises à la reproduction au Haras royal de Saint Léger en Yvelines. Jacques II, roi d'Angleterre, poursuit la politique de son frère Charles II , et achète à Monsieur Curwen deux étalons Barbes que le sultan du Maroc avait offerts à Louis XIV, et dont avait hérité son fils légitime, le Comte de Toulouse : il s'agit de "Curwen Bay Barb" et de "Toulouse Barb."

En 1731, le Bey de Tunis offre au jeune roi Louis XV, huit étalons Barbes; celui-ci ne s'intéresse qu'aux chevaux ramassés et près de terre qu'on appelle des courtauds, il se sépare de Scham, étalon bai, à l'encolure puissante, qui après beaucoup de vicissitudes sera acheté par Lord Godolphin ; il deviendra "Godolphin Barb" et produira avec l'excellente Roxana une extraordinaire descendance dont un des meilleurs chevaux de courses : "Lath" . Naîtront ensuite, du même père, Cade, Regulus et bien d'autres.

Ce sont les qualités foncières des Barbes qui, grâce à une sélection sévère par l'épreuve sportive, ont permis aux Anglais de fabriquer le Pur Sang Anglais. Les pédigrées de Matchem, Herod et Eclipse en apportent la preuve.

A la fin du XVIIIe siècle, le cheval Barbe, tout en gardant en France une place importante, commence à être concurrencé par l'Arabe.

Le Barbe n'est pas en soi contesté ; dans son "Histoire du Cheval" le grand hippologue que fut Ephrem Houel en parle en ces termes : "Le Cheval Barbe a plus de taille que l'Arabe, il a la tête un peu plus longue. Sa poitrine est magnifique, ses membres sont forts et nerveux, son ensemble est merveilleux de grâce et d'élégance. Il a le pied sûr, la course rapide et se plie néanmoins facilement aux travaux les plus compliqués du manège. "
Quelques années plus tard, le Général Daumas, écrivait dans son admirable ouvrage "Les Chevaux du Sahara": "Si le Barbe n'a pas les contours arrondis, l'harmonieuse beauté, l'élégance plastique du cheval arabe, on peut dire que ses lignes arrêtées et vigoureuses révèlent d'indiscutables qualités. "

Le cheval Barbe mérite mieux peut-être que le cheval arabe qu'on lui applique ces fières et célèbres paroles : "Il peut la faim, il peut la soif ! "

Ces qualités, le Barbe les a montrées en Crimée, au Mexique et dans toutes les actions militaires où il a été engagé jusqu'à Monte Cassino lors de la dernière guerre.
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# Posté le mercredi 22 février 2006 15:33
Modifié le samedi 07 juillet 2007 04:51

gesves

gesves
PRESENTATION: L'école Provinciale d'Elevage et d'Equitation de Gesves est une école reconnue et subventionnée par la Communauté Française. Elle organise de la 3è à la 7è année de l'enseignement secondaire professionnel. Elle accueille des élèves, filles et garçons, en internat (obligatoire à partir de la 4è année). Les installations comportent: deux manèges couverts (un 3è manège sera opérationnel fin 2002), deux pistes extérieures, un rond de longe, un parcours de cross, 100 boxes, un atelier de maréchalerie, de sellerie, des salles de cours, un terrain de sport, des salles de détente, un réfectoire, des chambres (70 lits).
CONDITIONS D'ADMISSION: Avoir réussi une deuxième ou une troisième année de l'enseignement général, technique ou professionnel pour entrer en troisième ou en quatrième année; - avoir satisfait au test équestre d'admission qui a lieu pendant les vacances de Pâques et pendant le mois de juillet. Prérequis: niveau équestre, motivation, comportement et condition physique.

CERTIFICATS ET BREVETS: A l'issue de leur sixième année, les élèves reçoivent un Certificat d'Etudes de l'Enseignement secondaire professionnel, un Certificat de Qualification en élevage et en équitation et le brevet d'Aide-Moniteur ADEPS plus le Certificat de Connaissance de Gestion de Base. A l'issue de la septième année, ils reçoivent le Certificat d'Enseignement Secondaire Supérieur (CESS) et un Certificat de Qualification de 7è année (= préparation au brevet de moniteur ADEPS).
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# Posté le mercredi 22 février 2006 15:30
Modifié le samedi 07 juillet 2007 04:50