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académie belge d'équitation

académie belge d'équitation
L'Académie Belge a été créée il y a une douzaine d'année par un groupe de cavaliers désireux de promouvoir un art équestre issu d'une longue tradition européenne, l'académie a fait siennes les règles équestres établies dès le XVI ème siècle dans les Manèges de la Renaissance italienne, affinées dans les cours européennes à l'époque classique et abouties à leur expression la plus pure au XVIII ème siècle en France, avec l'École de Versailles et le prestigieux "La Guérinière".

Le Président de l'académie, Armand Nassogne, explique que même si leurs ambitions sont élevées et s'ils pratiquent une équitation dîtes "minoritaire" bien éloignée du type de travail de dressage que l'on peut découvrir sur les pistes de concours, les cavaliers du Cadre n'en sont pas pour autant intolérants. En effet, à notre époque, il est impensable d'entrer dans des conflits de secte entre les différents types d'équitation et de chevaux, car chaque équitation a sa justification et évolue en fonction des buts qu'elle s'est fixée.
L'Académie n'a d'autre but que de promouvoir l'équitation qui la fait vibrer, cette fameuse équitation de Manège, de Guerre et d'Apparat qui, historiquement, se trouve à la base de toutes les disciplines équestres modernes. Ce sont de prestigieuses institutions équestres européennes qui ont patronné la naissance de l'Académie Belge et qui l'ont accueillie au sein de l'Association Internationale d'Art Équestre, qui les réunit toutes à savoir, L'École Espagnole d'Équitation de Vienne, Le Cadre Noir de Saumur, l'École Royale Andalouse d'Art Équestre, l'École Portugaise d'Art Équestre.

Nos cavaliers belges de l'Académie se situent avec beaucoup de modestie par rapport à ces grandes institutions, car n'oublions pas que l'Académie n'a que douze années d'existence, alors comment rivaliser avec ces professionnels de l'Art Équestre. Car contrairement à eux, la majorité des cavaliers de l'Académie Belge d'Équitation, sont pour la majorité d'entre eux, des amateurs, mais dans le sens noble du terme, qui souvent à côté de leur passion équestre, exercent une autre activité professionnelle.

L'Académie ne dispose pas d'installations permanentes réunissant tous ces chevaux sous un même toit, les cavaliers sont disséminés aux quatre coins de la Belgique et entraînent leurs chevaux individuellement, chez eux, en suivant les indications de l'écuyer en chef. Toutes les trois semaines, ils se réunissent à Braine l'Alleud pour des répétitions communes qui sont ouvertes aux spectateurs.

Portant, il y a un détail significatif de l'esprit d'ouverture de l'Académie, ces répétitions auxquelles ne participent que les membres de Cadre sont suivies de séances publiques d'entraînement ouvertes à tout cavalier propriétaire d'un cheval ibérique ou Lipizzan possédant une formation de base de dressage. Ces leçons sont conduites par Léopold Gombeer, l'écuyer en chef de l'Académie. C'est ainsi, que de nombreux propriétaires soucieux et en quête d'une autre équitation, d'une autre philosophie de travail se déplacent avec leurs chevaux jusqu'à Braine l'Alleud pour prendre part à ces entraînements.

Il est vrai, qu'ici, on privilégie, et on voue un amour tout particulier au cheval ibérique, en tentant de promouvoir une équitation basée sur l'absence totale de coercition, le cheval doit être heureux de travailler et toute manifestation de violence à son encontre serait immédiatement sanctionnée par l'exclusion du cavalier trop autoritaire. On peut dire que l'Académie Belge d'Équitation veut promouvoir la recherche systématique de la beauté et de l'épanouissement du cheval dans la plénitudes des mouvements naturels, lui donnant du brillant grâce à la justesse et à la discrétion des aides ainsi qu'à les légèreté en dehors de toute contrainte physique ou morale.

Au tout début de sa création, l'Académie n'était ouverte qu'aux hommes. Mais très vite, les femmes l'ont pacifiquement envahie, au point de, tout sourire et tout charme, s'y retrouver aujourd'hui majoritaires. Selon Yvan Kirsh, le travail de l'Académie est devenu "valable", au cours de ces douze dernières années, elle a prit part à de nombreuses animations équestres, insérées, dans le cadre d'autres manifestations de prestige. Aujourd'hui, un vent nouveau souffle sur les académiciens belges, son but est de mettre sur pied un spectacle autonome d'une heure et demie environ, orienté vers le grand public, artistique plutôt que sportif. Ces spectacles sont diversifiés et complets, ils mettent en scène une vingtaine de chevaux ibériques et lipizzan (tous entiers) et leurs cavaliers dans une succession de chorégraphies variées. Mais pour le moment, ils ne recherchent pas encore la difficulté et le spectaculaire, l'Académie Belge évoluera tout naturellement du simple vers le compliqué sans vouloir aller trop vite. C'est une progression qui doit être lente et prudente, comme l'est celle qui sanctionne le travail du cheval et du cavalier, sans pour autant décevoir les amateurs de belle équitation; passage, piaffer, changement de pied, pirouette, travail à pied, monte aux longues rênes, tous les ingrédients sont déjà réunis pour séduire le spectateur.
# Posté le vendredi 05 mai 2006 15:26
Modifié le samedi 07 juillet 2007 01:38

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